Les coulisses du sublime
Cascades de cinéma, machineries, effets spéciaux
Datos Bibliográficos
| ID | 17820802 |
|---|---|
| Autores | Emmanuel Grimaud (0000-0002-9708-0494, autor de correspondencia) |
| Año | 2011 |
| Volumen | 35 |
| Fecha de publicación | 2011-01-01 |
| Peer Reviewed | Sí |
| Open Access | Sí |
| Tipo | ARTICLE |
| Revista | Ateliers d anthropologie (JOURNAL) |
| Identificadores de la revista | ISSN: 2117-3869 • E-ISSN: 1954-3646 |
| Editorial | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/ateliers.8830 |
| OpenAlex | W1577642983 |
| Idioma | EN |
| Referencias citadas | 1 |
Toute cascade de cinéma peut être perçue comme une configuration expérimentale posant au spectateur un problème d’attribution. Le cinéma livre en effet depuis ses origines une course frénétique pour rendre visuellement plausibles des actions physiquement impossibles en camouflant leurs conditions de réalisation. Qui est à l’origine de quoi ? Y a-t-il procédé et lequel ? L’acteur était-il soutenu par des machines ou par des câbles ? A-t-il effectué la cascade lui-même ? etc. Or l’acte impossible que le plateau prétend réaliser n’est jamais simplement attribuable à l’acteur, aux techniciens ou à la caméra. Il n’est jamais non plus complètement réductible à du trucage. À la fois de l’ordre de la performance physique (mais pas uniquement), un brin machinique, en grande partie collective (ou distribuée), l’effet de virtuosité au cinéma reste par ailleurs toujours inachevé sans la perception d’un spectateur pour donner à la cascade sa continuité finale. En examinant comment les cascades se font, camouflent et confondent le spectateur sur leurs sources et leur processus, cet article explore les enjeux de cette virtuosité hybride et compliquée qui arrache de façon optique l’acte à ses conditions matérielles d’exécution
Art · Humanities · Cultural Insights and Digital Impacts · Philosophical and Theoretical Analysis
| Velocidad de citación | historical |
|---|---|
| Altamente citado | No |