Sociologie des comportements politiques
Datos Bibliográficos
| ID | 6223299 |
|---|---|
| Autores | Simon Hug (0000-0002-7741-2201, University of Geneva, autor de correspondencia) |
| Año | 2011 |
| Volumen | 17 |
| Número | 1 |
| Páginas | 95-96 |
| Fecha de publicación | 2011-04-01 |
| Peer Reviewed | Sí |
| Open Access | Sí |
| Tipo | ARTICLE |
| Revista | Swiss Political Science Review (JOURNAL) |
| Identificadores de la revista | ISSN: 1424-7755 • E-ISSN: 1662-6370 |
| Editorial | Wiley (PUBLISHER • GB) |
| DOI | 10.1111/j.1662-6370.2011.02007.x |
| OpenAlex | W1594484232 |
| Idioma | EN |
| Referencias citadas | 3 |
Sociologie des comportements politiques Nonna, Mayer Paris : Armand Colin ( 2010 ), 320 p., ISBN 978-2-200-35425-1 Le récent ouvrage de Nonna Mayer offre un excellent survol sur la littérature portant sur les comportements politiques. Ces derniers (on y reviendra) sont définis comme actions, non privées, des individus dans le champ politique, en excluant les actions/comportements exercés dans des fonctions publiques (Mayer 2010, 7f). La sociologie de ces comportements est présentée par Nonna Mayer dans trois grandes parties qui portent sur la participation en démocratie, le vote, et l’abstention ainsi que l’action collective. Les différents chapitres formant ces trois parties discutent d’une manière détaillée les différentes questions de recherche de la littérature tout en présentant les considérations théoriques, les approches méthodologiques employées et les constats empiriques. Ces derniers, étant donné qu’il s’agit d’un manuel français, proviennent en garde partie d’études portant sur la France. La mise en parallèle (et parfois une mise en opposition) des travaux français aux travaux américains sert comme trame de fonds pour le présent ouvrage. Ceci nécessite parfois de l’auteur une réification de la science politique américaine et donc une présentation un peu monolithique des recherches sur le comportement politique aux États-Unis. De même, lorsqu’on observe effectivement des sensibilités un peu différentes entre les chercheurs américains et ceux français, on se rend compte que souvent d’autres chercheurs européens suivaient parfois des pistes de recherche proches de chercheurs français, parfois plus proches des chercheurs américains. Un chercheur que partiellement discuté dans l’ouvrage qui illustre ceci très bien est Stein Rokkan. Donc, à force de vouloir démontrer ce qui est appelé dans l’ouvrage de Nonna Mayer le “French touch” l’auteure est souvent forcée à appuyer trop le trait et simplifier la diversité des approches employés aux États-Unis dans l’étude des comportements politiques. Comme déjà noté, l’ouvrage de Nonna Mayer s’appuie sur une délimitation du champ en se concentrant sur les comportements des citoyens et citoyennes dans le champ politique en excluant les actions dans des fonctions publiques. Cette définition fréquemment employée dans la littérature limite dans certains des chapitres de l’ouvrage la portée du survol. Tandis que dans la discussion du choix électoral Nonna Mayer présente brièvement des considérations portant sur l’offre électoral, cette discussion reste un peu en marge. Toutefois, la création de l’offre proprement dit est, en suivant la définition adoptée dans l’ouvrage, évidemment exclu du champ couvert. Donc, on trouve peu de choses sur la constitution de l’offre, sauf entre autre une discussion sur l’impact des systèmes électoraux. Par conséquent, l’offre autour duquel le vote s’organise est considérée comme étant exogène. Cette vision des choses est certainement dominante dans les recherches sur le comportement politique. Toutefois, toute une série de recherches récentes perçoivent ces interactions entre demande et offre d’une façon plus dynamiques et interactifs. Un dernier point critique à soulever est l’absence d’une discussion des récents travaux ayant recours à la biogénétiquue pour expliquer des comportements politiques (voir Alford & Hibbing 2008, Fowler & Schreiber 2008). Ces études montrent que des attitudes politiques sont en partie héritables, que l’identification partisane l’est moins et que la participation politique (plus particulièrement aux élections) l’est aussi. Le défi que ces récents travaux soulèvent est que ce que pendant longtemps a étéétudié essentiellement sous l’angle de la socialisation est en fait immunisé de l’effet de l’environnement. Ainsi, sous peu de temps les travaux mettant en avant l’importance de la socialisation lors de la jeunesse devront être revue sous l’angle de ce que les nouvelles approches apportent. Ces nouvelles approches ne mettent pas seulement en question l’importance du processus de socialisation, mais elles démontrent aussi que des facteurs biogénétiques interagissent avec des facteurs de socialisation. C’est surtout pour cette raison-là que l’étude des comportements politiques verra certainement des changements importants ces prochaines années. Mis à part cette omission de l’approche biogénétique, l’ouvrage de Nonna Mayer offre un survol très complet sur la littérature du comportement politique. Les nombreuses exemples empiriques rendent l’utilisation de cet ouvrage dans l’enseignement très utile, et les lecteurs et lectrices trouveront dans ce manuel de très bonnes portes d’entrées dans les différentes littératures
Humanities · Political science · Sociology · Education, sociology, and vocational training · French Urban and Social Studies · Philosophy · Psychology of Social Influence
| Velocidad de citación | historical |
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| Altamente citado | No |