Travailler les sols pollués
L’autonomie pratique et épistémique des jardiniers de Seine-Saint-Denis face à la contamination
Datos Bibliográficos
| ID | 6428186 |
|---|---|
| Autores | G Meulemans (0000-0002-6953-7231), Gabrielle Rey, Ana Cristina Torres (0000-0002-9068-1203) |
| Año | 2025 |
| Volumen | 19 |
| Fecha de publicación | 2025-01-01 |
| Peer Reviewed | Sí |
| Open Access | Sí |
| Tipo | ARTICLE |
| Revista | Images du travail travail des images (JOURNAL) |
| Identificadores de la revista | ISSN: 2778-8628 • E-ISSN: 2778-8628 |
| Editorial | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/14w4s |
| OpenAlex | W4415035523 |
| Idioma | FR |
| Referencias citadas | 13 |
Mobilisant les données d’une enquête ethnographique embarquée au sein d’un projet de recherche participative sur la pollution des sols de jardin collectifs en Seine-Saint-Denis, cet article s’attache à déployer la notion de « travail du sol » et explore comment la prise en compte de la dégradation des sols a transformé ou redéfini cette notion au cours du projet. Nous identifions trois configurations du travail du sol engagées dans quatre jardins collectifs différents. Dans un premier temps, nous présentons une configuration dans laquelle prévaut un « travail avec le sol », dont la mise en œuvre s’articule entre les savoir-faire mobilisés par les jardinier·es et la manière dont le sol se comporte en retour. Cette configuration s’appuie sur l’attention particulière portée aux dynamiques du sol, que les jardinier·es cherchent à accompagner, à reproduire ou à valoriser. Nous analysons ensuite une configuration de « travail sans le sol », qui découle de la découverte de la pollution des sols et des risques sanitaires qu’elle engendre. Cette configuration remet en question l’autonomie des jardinier·es, tant dans la gestion des jardins que dans les modalités concrètes du travail du sol, les recommandations sanitaires imposant souvent une prise de distance : restriction d’accès à certaines parcelles, confinement, ou recours à des dispositifs hors-sol. Enfin, nous étudions un processus de « mise au travail du sol » qui, à l’instar du travail avec le sol, attribue un rôle central à la vitalité propre du sol dans le processus de travail. Il s’en distingue toutefois par une volonté de standardisation et de généralisation des pratiques qui peut remettre en question l’autonomie dans le travail des jardinier·es
| Velocidad de citación | historical |
|---|---|
| Altamente citado | No |