Claudine Nédélec
Biographic Data
| ID | 1644964 |
|---|---|
| NAME | Claudine Nédélec |
| GIVEN NAMES | Claudine |
| FAMILY NAME | Nédélec |
| SIGNATURE | NÉDÉLEC C |
| AFFILIATIONS | Stress Environnementaux et Biosurveillance des Milieux Aquatiques |
| ORCID | 0000-0001-9378-0760 |
| VERIFIED | Yes |
| TOTAL WORKS | 13 |
| TOTAL CITATIONS | 0 |
| WORKS AS AUTHOR | 12 |
| WORKS AS EDITOR | 1 |
| FIRST PUBLICATION YEAR | 2002 |
| LATEST PUBLICATION YEAR | 2023 |
| H-INDEX | 0 |
Se rire de l’actualité en temps de crise
Il s’agit d’analyser, à partir d’un corpus de pamphlets repérés par l’historiographie comme « comiques » et ayant pour sujet la réunion des États généraux (oct. 1614-fév. 1615) et les événements qui y sont liés, quels sont les procédés et procédures par lesquels peut se définir et matérialiser ce « comique ». On peut repérer trois tactiques : la distanciation facétieuse, qui consiste à feindre de ne pas prendre au sérieux l’actualité, et à la tra…
Burlesque et interprétation
Je voudrais mettre cette communication sous une triple égide (on n’est jamais trop bien protégé) : celle de Rabelais, Et posé le cas qu’au sens literal vous trouvez matieres assez joyeuses et bien corrrespondentes au nom, toutesfois pas demourer là ne fault, comme au chant des Sirenes, ains à plus hault sens interpreter ce que par adventure cuidiez dict en gayeté de cueur. (Gargantua, prologue) celle de Montaigne, Il y a plus affaire à interprete…
Marginalité et référence dans Le Dernier jour d’un condamné de Victor Hugo
Peut-être, en littérature, le référent est-il essentiellement lié à la marginalité (les frères Goncourt ne définissaient-ils pas l’écrivain comme un composé d’homme du monde et de criminel ?). Le référent ne pourrait-il pas en effet être défini comme ce qui est en marge de la littérature, ou plus exactement comme ce qu’elle met dans ses marges ? Et tout dépend de la façon dont on conçoit les marges : soit on les voit faites de ce « vide papier qu…
Stratégies d’insertion d’une langue dans la langue
Ainsi que le rappelle Roger Chartier, même si l’œuvre qu’on lit est rédigée dans la langue qu’on parle, elle [...] ne prend de sens qu’à travers les stratégies d’interprétation qui construisent ses significations. Ces stratégies sont encore plus nécessaires et évidentes quand le sens se dérobe ; car « notre » langue n’est pas forcément une langue que nous comprenons dans toute son étendue, parce qu’elle est aussi constituée de lexiques particulie…
Le lecteur du xviie siècle et l'argot. Problèmes de lisibilité et de pertinence
Nous nous proposons d'étudier ici quelquesdifficultés présentées par la mise en place du lecteur virtuel, et la substitution du lecteur réel au lecteur virtuel, dans des textes qui utilisent un langage "risqué", l'argot, parce qu'il pose à la fois des problèmes de compréhension (de façon réelle ou fantasmatique, il n'est argot que s'il est réputé secret) et de tolérabilité (comment un écrivain peut-il parler à ses lecteurs le langage du crime ?).…
Marc-Antoine Legrand
L’aspect le plus exceptionnel peut-être de la démarche du dramaturge attitré de la Comédie-française, Marc-Antoine Legrand, fut la visite qu’il fit en prison au célèbre brigand Cartouche, visite pour laquelle il s’était fait accompagner du comédien qui devait jouer son rôle dans la pièce que Legrand était en train d’écrire, Jean-Baptiste Quinault, dit Quinault l’aîné. Mathieu Marais, auteur d'un Journal sur la Régence et le règne de Louis XV, rap…
Haro sur le pédant
L'idée de cette communication est venue de la perception d'une sorte de paradoxe : jamais la littérature de fiction ne s'est autant moqué qu’au xviie siècle de ceux auxquels les institutions, ou leurs pratiques, accordent le statut de « savants » (ou « sachants », selon la distinction que faisait Barthes entre écrivains et écrivants), à travers la figure invariablement ridicule, dérisoire et infréquentable du « pédant ». Or, dans le même temps, l…
« Ecoute, lecteur… »
L'Autre monde, ou les Etats et Empires de la lune de Cyrano de Bergerac s'ouvre sur une conversation : les amis du narrateur s'amusent à proposer des définitions burlesques de la lune ; tout à coup, celui-ci s'écrie : Et moy, [...] je croys sans m'amuser aux imaginations pointuës dont vous chatouillez le temps pour le faire marcher plus viste, que la Lune est un monde comme celuy-ci à qui le nostre sert de Lune. On se moque de lui ; mais il ne re…
Rire des liturgies au XVIIe siècle
Le frontispice [fig. 1] d’une édition des Œuvres de Molière parue à Bruxelles en 1694 représente la représentation théâtrale comme organisée selon un certain rituel, celui d’une cérémonie publique, avec, de part et d’autre, des actants qui regardent et sont regardés, mais pas tous au même degré d’implication, ni avec le même rôle, dans l’action complexe engagée. On observe notamment, de part et d’autre d’une rampe qui sépare très nettement deux e…
Propositions pour une histoire de la catégorie burlesque
Il s’agit ici de chercher à comprendre ce qu’on fait, en particulier au xviie siècle, mais pas seulement, quand on use de la catégorie « burlesque » et ce que c’est que cette catégorie, assez problématique, dans la mesure où elle met en série (où l’on retrouve l’inventaire) d’une part des textes repérés comme « littéraires » – ce qui n’est pas sans déjà poser problème, dans la mesure où le « classement comme » burlesque peut valoir comme « déclas…
Les Bibliothèques, entre imaginaires et réalités
Immémoriales et infiniment diverses sont les bibliothèques, et leurs représentations, toujours à mi-chemin entre la réalité et le rêve... Les bibliothèques entre imaginaires et réalités, tel fut le sujet de deux colloques (juin 2006 et janvier 2007) de l’Université d’Artois, dont les communications constituent cet ouvrage. La première section est consacrée aux collections, selon les différents sens du terme : elle montre combien de représentation…
Équivoques de l'auctorialité au xviie siècle
Claudine Ndlec Publier un texte est au XVII e sicle une opration lourde de consquences (elle l'est toujours, dans une certaine mesure), dans laquelle interviennent de trs nombreux paramtres 1 . Elle conduit notamment faire de son auteur un personnage public et rendre publique une figure d' Autheur , c'est--dire, selon le sens latin (judiciaire l'origine) d'auctor encore vivant au XVII e , de garant : publier sous son nom implique de prendre la re…
L'invention du burlesque
Claudine Ndlec 1 Je vais commencer mon voyage de Marc Fumaroli Boileau, aller et retour, par deux mises au point, qui sont aussi, quelque peu, deux prcautions oratoires
No prominent works on this page.
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Burlesque et interprétation
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Ainsi que le rappelle Roger Chartier, même si l’œuvre qu’on lit est rédigée dans la langue qu’on parle, elle [...] ne prend de sens qu’à travers les stratégies d’interprétation qui construisent ses significations. Ces stratégies sont encore plus nécessaires et évidentes quand le sens se dérobe ; car « notre » langue n’est pas forcément une langue que nous comprenons dans toute son étendue, parce qu’elle est aussi constituée de lexiques particulie…
Le lecteur du xviie siècle et l'argot. Problèmes de lisibilité et de pertinence
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Marc-Antoine Legrand
L’aspect le plus exceptionnel peut-être de la démarche du dramaturge attitré de la Comédie-française, Marc-Antoine Legrand, fut la visite qu’il fit en prison au célèbre brigand Cartouche, visite pour laquelle il s’était fait accompagner du comédien qui devait jouer son rôle dans la pièce que Legrand était en train d’écrire, Jean-Baptiste Quinault, dit Quinault l’aîné. Mathieu Marais, auteur d'un Journal sur la Régence et le règne de Louis XV, rap…
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Rire des liturgies au XVIIe siècle
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Il s’agit ici de chercher à comprendre ce qu’on fait, en particulier au xviie siècle, mais pas seulement, quand on use de la catégorie « burlesque » et ce que c’est que cette catégorie, assez problématique, dans la mesure où elle met en série (où l’on retrouve l’inventaire) d’une part des textes repérés comme « littéraires » – ce qui n’est pas sans déjà poser problème, dans la mesure où le « classement comme » burlesque peut valoir comme « déclas…
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