Agata Zielinski
Biographic Data
| ID | 3646974 |
|---|---|
| NAME | Agata Zielinski |
| GIVEN NAMES | Agata |
| FAMILY NAME | Zielinski |
| SIGNATURE | ZIELINSKI A |
| AFFILIATIONS | Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie |
| ORCID | 0000-0003-0420-5751 |
| VERIFIED | Yes |
| TOTAL WORKS | 19 |
| TOTAL CITATIONS | 5 |
| WORKS AS AUTHOR | 19 |
| WORKS AS EDITOR | 0 |
| FIRST PUBLICATION YEAR | 2009 |
| LATEST PUBLICATION YEAR | 2025 |
| H-INDEX | 2 |
Vivre la relation en situations extrêmes
À la rencontre du désir
Des ressources théologiques pour la réflexion éthique
À travers des usages contemporains de la parabole du Bon Samaritain, ce texte s’interroge sur les apports possibles de la théologie à l’éthique actuelle, considérée comme expérience existentielle. La référence à la parabole du Bon Samaritain mobilise en effet une réflexion éthique profane. Ainsi, dans les éthiques du care , la parabole est analysée comme un exemple d’éthique de la sollicitude (Brugère), mettant en avant la relation humaine, valor…
Liberté et vulnérabilité partagée
La revendication contemporaine de liberté se manifeste dans la relation thérapeutique, parfois comme volonté d’une mort anticipée (maladie grave ou fin de vie). Cette exigence de liberté peut être interprétée différemment selon la place donnée à la vulnérabilité : la liberté conçue comme autodétermination semble exclure la vulnérabilité ; la liberté comme créativité ne craint pas de lui faire une place. Or, l’intégration de la vulnérabilité comme…
Prendre ou accueillir le risque
La prise de risque se vit aujourd’hui sur un arrière-fond d’angoisse existentielle collective, redoublée par l’ambivalence de la technique et la complexité des situations. D’un point de vue théologique, notre tradition de charité pratique intègre la prise de risque dans l’expérience d’une communion solidaire en humanité. D’un point de vue philosophique, il est possible d’accueillir le risque comme sollicitation de notre liberté et mobilisation de…
Relire la parabole du Bon Samaritain en situations extrêmes
Comment reconnaître et tenir en « celui qui n'a plus figure humaine » une commune humanité ? Dans la suite d'un précédent article (Études, n° 4299, décembre 2022), nous interrogeons les situations extrêmes, celles où l'appartenance à l'humanité ne va pas de soi, lorsque la communication et la conscience semblent avoir disparu. Relire la parabole du Bon Samaritain en de telles situations ouvre à la possibilité de maintenir une appartenance à un mo…
Liberté et créativité
Comment laisser encore l’espace à la créativité quand on se sent vide et qu’on fait l’expérience existentielle de manquer à soi-même ou de manquer de tout ? Est-ce encore possible d’entrer dans la créativité quand on fait l’expérience de la désubjectivation ? La possibilité du rêve et de l’imagination peut remobiliser le désir, y compris chez des personnes complètement empêchées. Ne sommes-nous pas invités à durer, y compris face à l’absurde ou à…
Liberté, autonomie, liberté… fantasme ou réalité
À travers les différents aspects de la liberté — l’autonomie, l’autodétermination, la créativité, la liberté existentielle —, nous faisons l’expérience d’un certain nombre de limites. Il est intéressant de penser ensemble la liberté et les limites dont nous faisons l’expérience dans l’exercice de notre liberté. En effet, je ne sais pas toujours ce que je veux ; je veux une chose et son contraire ; je ne peux pas toujours faire ce que je veux. Il …
De l’éprouvé du chaos à la vie avec l’incertitude
Comment, en situation d’incertitude, des personnes peuvent-elles cheminer afin de déterminer, individuellement et collectivement, ce qu’il semble juste de faire ? Est-il possible de tirer parti de l’expérience du soin et de l’accompagnement auprès des grands malades ainsi que de la Covid comme terrains d’analyse afin de tenter de repérer ce qui permet de reconnaître, demeurer, avancer dans l’incertitude ? En contexte de soin, la confrontation à l…
La détresse et la proximité
Comment tenir l'humanité face à celui qui n'a plus figure humaine ? La philosophe répond à cette question, inspirée par sa pratique d'accompagnement en soins palliatifs et par le profond désarroi que suscitent des personnes défigurées par la maladie ou le handicap, quand il n'y a plus de communication perceptible. Ce texte apporte une première réponse éclairée par la réflexion psychanalytique sur l'expérience d'un fonds commun d'humanité et par u…
Une éthique du sensible
En mettant à mal la réciprocité, certaines situations de maladie en viennent à questionner la reconnaissance et l'appartenance de l'autre à une commune humanité. La lecture de Merleau-Ponty et Levinas permet d'esquisser une phénoménologie de la rencontre en l'absence de communication. La chair chez l'un, la vulnérabilité chez l'autre révèlent une proximité malgré soi. L'inquiétante étrangeté de l'autre renvoie à une expérience primordiale de détr…
L’inquiétude, une facette de l’angoisse en fin de vie
Cette facette de l’angoisse qu’est l’inquiétude ouvre une dynamique relationnelle. L’inquiétude du soignant, de l’accompagnant, qui est l’inquiétude pour autrui, peut aussi être une inquiétude pour soi. Peut-être que le premier aspect de l’accompagnement de cette inquiétude pour autrui c’est de permettre son expression, de créer les conditions de possibilités de son expression, et surtout de ne pas la taire
Le soin est une action mais il est aussi une relation
Il est important de ne pas situer le patient que du côté de la passivité ; et de la même manière, le soignant n’est pas qu’un agissant, il fait aussi l’expérience d’un pâtir. Lorsque l’on reçoit l’attention du patient, on lui permet de se recevoir comme une personne qui ne se réduit pas au statut de patient, mais une personne capable d’attention, vivante dans la réciprocité du lien
Être chez soi, être soi
Une écrasante majorité de Français souhaite finir sa vie à domicile plutôt qu'à l'hôpital. Cela invite à s'interroger sur le « chez soi ». Comment demeurer soi-même quand surgit l'épreuve de la dépendance ? Comment articuler vulnérabilité et autonomie, sinon dans une dynamique relationnelle sensible aux capacités (ou aux « capabilités ») de la personne
La vulnérabilité dans la relation de soin
La vulnérabilité dans la relation de soin est manifeste du côté de la personne malade. Il s'agit ici de mettre à jour l'impensé de cette relation : la vulnérabilité du soignant, exposé non seulement à la souffrance, mais à toute l'existence d'autrui, jusqu'à sa mort. À partir d'une expérience de bénévolat en soins palliatifs, cet article présente quelques aspects de ce que Ricœur appelle une « phénoménologie du soi affecté par l'autre que soi », …
Chair et empathie
Une phénoménologie de l’être-au-monde n’a pas explicitement de visée éthique, ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas tirer d’elle une éthique. Notre manière d’avoir un corps ou d’appréhender la chair du monde ou d’autrui n’est pas neutre, elle engage plutôt un certain style d’existence, une pratique du monde ou une attention à autrui dont la signification est aussi pratique. Penser jusqu’au bout l’empathie, c’est aussi penser la possibilité …
L'éthique du care
La notion de care a surgi sur la place publique en France suite à une déclaration de Martine Aubry : « Il faut passer d'une société individualiste à une société du care , selon le mot anglais que l'on peut traduire par "le soin mutuel" ». Le care , qui a déjà une histoire riche dans le monde anglo-saxon, semble une idée neuve en Europe
Notes de lecture
du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement
La compassion, de l'affection à l'action
La compassion fait partie des affects moraux. Elle ne consiste pas simplement à sentir ce que l'autre souffre, mais à répondre à son appel. Cette responsabilité ne se laisse pas guider par la seule affection ; elle se déploie au sein d'une relation qui vise à restaurer l'estime de soi par delà la dégradation et l'humiliation
La vulnérabilité dans la relation de soin
La vulnérabilité dans la relation de soin est manifeste du côté de la personne malade. Il s'agit ici de mettre à jour l'impensé de cette relation : la vulnérabilité du soignant, exposé non seulement à la souffrance, mais à toute l'existence d'autrui, jusqu'à sa mort. À partir d'une expérience de bénévolat en soins palliatifs, cet article présente quelques aspects de ce que Ricœur appelle une « phénoménologie du soi affecté par l'autre que soi », …
L'éthique du care
La notion de care a surgi sur la place publique en France suite à une déclaration de Martine Aubry : « Il faut passer d'une société individualiste à une société du care , selon le mot anglais que l'on peut traduire par "le soin mutuel" ». Le care , qui a déjà une histoire riche dans le monde anglo-saxon, semble une idée neuve en Europe
Être chez soi, être soi
Une écrasante majorité de Français souhaite finir sa vie à domicile plutôt qu'à l'hôpital. Cela invite à s'interroger sur le « chez soi ». Comment demeurer soi-même quand surgit l'épreuve de la dépendance ? Comment articuler vulnérabilité et autonomie, sinon dans une dynamique relationnelle sensible aux capacités (ou aux « capabilités ») de la personne
Notes de lecture
du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement
La compassion, de l'affection à l'action
La compassion fait partie des affects moraux. Elle ne consiste pas simplement à sentir ce que l'autre souffre, mais à répondre à son appel. Cette responsabilité ne se laisse pas guider par la seule affection ; elle se déploie au sein d'une relation qui vise à restaurer l'estime de soi par delà la dégradation et l'humiliation
Chair et empathie
Une phénoménologie de l’être-au-monde n’a pas explicitement de visée éthique, ce qui ne veut pas dire qu’on ne puisse pas tirer d’elle une éthique. Notre manière d’avoir un corps ou d’appréhender la chair du monde ou d’autrui n’est pas neutre, elle engage plutôt un certain style d’existence, une pratique du monde ou une attention à autrui dont la signification est aussi pratique. Penser jusqu’au bout l’empathie, c’est aussi penser la possibilité …
L'éthique du care
La notion de care a surgi sur la place publique en France suite à une déclaration de Martine Aubry : « Il faut passer d'une société individualiste à une société du care , selon le mot anglais que l'on peut traduire par "le soin mutuel" ». Le care , qui a déjà une histoire riche dans le monde anglo-saxon, semble une idée neuve en Europe
La vulnérabilité dans la relation de soin
La vulnérabilité dans la relation de soin est manifeste du côté de la personne malade. Il s'agit ici de mettre à jour l'impensé de cette relation : la vulnérabilité du soignant, exposé non seulement à la souffrance, mais à toute l'existence d'autrui, jusqu'à sa mort. À partir d'une expérience de bénévolat en soins palliatifs, cet article présente quelques aspects de ce que Ricœur appelle une « phénoménologie du soi affecté par l'autre que soi », …
Être chez soi, être soi
Une écrasante majorité de Français souhaite finir sa vie à domicile plutôt qu'à l'hôpital. Cela invite à s'interroger sur le « chez soi ». Comment demeurer soi-même quand surgit l'épreuve de la dépendance ? Comment articuler vulnérabilité et autonomie, sinon dans une dynamique relationnelle sensible aux capacités (ou aux « capabilités ») de la personne
L’inquiétude, une facette de l’angoisse en fin de vie
Cette facette de l’angoisse qu’est l’inquiétude ouvre une dynamique relationnelle. L’inquiétude du soignant, de l’accompagnant, qui est l’inquiétude pour autrui, peut aussi être une inquiétude pour soi. Peut-être que le premier aspect de l’accompagnement de cette inquiétude pour autrui c’est de permettre son expression, de créer les conditions de possibilités de son expression, et surtout de ne pas la taire
Le soin est une action mais il est aussi une relation
Il est important de ne pas situer le patient que du côté de la passivité ; et de la même manière, le soignant n’est pas qu’un agissant, il fait aussi l’expérience d’un pâtir. Lorsque l’on reçoit l’attention du patient, on lui permet de se recevoir comme une personne qui ne se réduit pas au statut de patient, mais une personne capable d’attention, vivante dans la réciprocité du lien
Liberté et créativité
Comment laisser encore l’espace à la créativité quand on se sent vide et qu’on fait l’expérience existentielle de manquer à soi-même ou de manquer de tout ? Est-ce encore possible d’entrer dans la créativité quand on fait l’expérience de la désubjectivation ? La possibilité du rêve et de l’imagination peut remobiliser le désir, y compris chez des personnes complètement empêchées. Ne sommes-nous pas invités à durer, y compris face à l’absurde ou à…
Liberté, autonomie, liberté… fantasme ou réalité
À travers les différents aspects de la liberté — l’autonomie, l’autodétermination, la créativité, la liberté existentielle —, nous faisons l’expérience d’un certain nombre de limites. Il est intéressant de penser ensemble la liberté et les limites dont nous faisons l’expérience dans l’exercice de notre liberté. En effet, je ne sais pas toujours ce que je veux ; je veux une chose et son contraire ; je ne peux pas toujours faire ce que je veux. Il …
De l’éprouvé du chaos à la vie avec l’incertitude
Comment, en situation d’incertitude, des personnes peuvent-elles cheminer afin de déterminer, individuellement et collectivement, ce qu’il semble juste de faire ? Est-il possible de tirer parti de l’expérience du soin et de l’accompagnement auprès des grands malades ainsi que de la Covid comme terrains d’analyse afin de tenter de repérer ce qui permet de reconnaître, demeurer, avancer dans l’incertitude ? En contexte de soin, la confrontation à l…
La détresse et la proximité
Comment tenir l'humanité face à celui qui n'a plus figure humaine ? La philosophe répond à cette question, inspirée par sa pratique d'accompagnement en soins palliatifs et par le profond désarroi que suscitent des personnes défigurées par la maladie ou le handicap, quand il n'y a plus de communication perceptible. Ce texte apporte une première réponse éclairée par la réflexion psychanalytique sur l'expérience d'un fonds commun d'humanité et par u…
Une éthique du sensible
En mettant à mal la réciprocité, certaines situations de maladie en viennent à questionner la reconnaissance et l'appartenance de l'autre à une commune humanité. La lecture de Merleau-Ponty et Levinas permet d'esquisser une phénoménologie de la rencontre en l'absence de communication. La chair chez l'un, la vulnérabilité chez l'autre révèlent une proximité malgré soi. L'inquiétante étrangeté de l'autre renvoie à une expérience primordiale de détr…
Liberté et vulnérabilité partagée
La revendication contemporaine de liberté se manifeste dans la relation thérapeutique, parfois comme volonté d’une mort anticipée (maladie grave ou fin de vie). Cette exigence de liberté peut être interprétée différemment selon la place donnée à la vulnérabilité : la liberté conçue comme autodétermination semble exclure la vulnérabilité ; la liberté comme créativité ne craint pas de lui faire une place. Or, l’intégration de la vulnérabilité comme…
Prendre ou accueillir le risque
La prise de risque se vit aujourd’hui sur un arrière-fond d’angoisse existentielle collective, redoublée par l’ambivalence de la technique et la complexité des situations. D’un point de vue théologique, notre tradition de charité pratique intègre la prise de risque dans l’expérience d’une communion solidaire en humanité. D’un point de vue philosophique, il est possible d’accueillir le risque comme sollicitation de notre liberté et mobilisation de…
Relire la parabole du Bon Samaritain en situations extrêmes
Comment reconnaître et tenir en « celui qui n'a plus figure humaine » une commune humanité ? Dans la suite d'un précédent article (Études, n° 4299, décembre 2022), nous interrogeons les situations extrêmes, celles où l'appartenance à l'humanité ne va pas de soi, lorsque la communication et la conscience semblent avoir disparu. Relire la parabole du Bon Samaritain en de telles situations ouvre à la possibilité de maintenir une appartenance à un mo…
Vivre la relation en situations extrêmes
À la rencontre du désir
Des ressources théologiques pour la réflexion éthique
À travers des usages contemporains de la parabole du Bon Samaritain, ce texte s’interroge sur les apports possibles de la théologie à l’éthique actuelle, considérée comme expérience existentielle. La référence à la parabole du Bon Samaritain mobilise en effet une réflexion éthique profane. Ainsi, dans les éthiques du care , la parabole est analysée comme un exemple d’éthique de la sollicitude (Brugère), mettant en avant la relation humaine, valor…
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