J Desanges
Biographic Data
| ID | 6394911 |
|---|---|
| NAME | J Desanges |
| GIVEN NAMES | J |
| FAMILY NAME | Desanges |
| SIGNATURE | DESANGES J |
| AFFILIATIONS | Istituto Centrale per il Catalogo Unico delle Biblioteche Italiane e per le Informazioni Bibliografiche |
| VERIFIED | No |
| TOTAL WORKS | 178 |
| TOTAL CITATIONS | 0 |
| WORKS AS AUTHOR | 178 |
| WORKS AS EDITOR | 0 |
| FIRST PUBLICATION YEAR | 1984 |
| LATEST PUBLICATION YEAR | 2015 |
| H-INDEX | 0 |
Palmier-dattier
Si le palmier-doum est attesté dans l'Antiquité, c’est le palmier-dattier qui a surtout retenu l’attention. Les palmiers-dattiers actuels sont issus d’une lente sélection génétique, et la production de dattes dépend presque entièrement d’une intervention humaine (cf. ci-dessus, notice P05). Dès lors se pose la question de son « introduction » en Afrique du Nord. Comme pour nombre d’autres sujets, on a été tenté de chercher une provenance moyen-or…
Odrangidae
Les Éthiopiens Odrangidae (var. Odrangigae) sont signalés par Ptolémée (G. IV, 6, 5, Müller p. 744 : Ὀδραγγιδῶν, au gén. plur., avec une nasale gutturale notée *-γ devant la gutturale) parmi les grands peuples de Libye* intérieure. Il les situe entre le mont Kaphas où le fleuve Daras (oued Draa) prend source (IV, 6, 3, p. 735), et le mont Thala, point d’aboutissement oriental du fleuve Nigeir (IV, 6, 4, p. 741), un mont dont les voisins méridiona…
Oasitae
Desanges 1 Les Oasitae sont mentionns par Ptolme (G. IV, 5, 12, Mller, p. 694), dans la partie sud-orientale du nome marote et au voisinage des Nitriotae*. Ce sont les habitants des oasis , un mot grec ('Y [plur.] : le petite et le grande des thiopiens [sic] d'aprs Hcate, cit par Stphane de Byzance ;' [sing.] : Hrodote
Macares
Nomades (uagi) qui, selon Corippus (Ioh. II, 62-64), tablissent leurs gourbis (mapalia*) au sommet des monts pic et dans des forts touffues... l'ombre de la paroi rocheuse qui les couvre (trad. V. Zarini, p. 122). Il n'y a donc pas d'opposition dans l'esprit de Corippus entre montagnards et nomades. Les Macares sont groups par le pote avec les Siluaizan
Moukhthousii
Ptolémée (G. IV, 3, 6bis, Müller p. 641) mentionne les Moukhtousii très à l’intérieur des terres à partir des Kinithii (Cinithi(i)*) de la région de Gightis (Bou Ghara), au sud de la Petite Syrte. Si *-ousios est suffixal (cf. Maurousios*), on identifiera aux Moukhthousii la Muctuniana manus, issue des déserts de Tripolitaine, que signale Corippus (Ioh. II, 116 et 210) au VIe siècle, bien que l’adjectif dérive d’un radical dont la nasale finale e…
Masathi
Les Masathi sont mentionnés par Pline l’Ancien (V, 9) d’après Polybe et sans doute à travers Agrippa. Ils sont cités, dans un ordre qui va du Nord au Sud, le long de l’Atlantique, avant les fleuves Masath (Masathat dans la plupart des mss.) et Darat* (oueds Massa et Draa du Sud-Marocain). On peut donc estimer que les Masathi sont les riverains de l’oued Massa, comme les Darae*, Daradae* ou Darat(h)itae* sont les riverains du Draa
Massyles / Massyli
Tribu ou confédération de tribus 1 Le nom des Massyles admet en grec et en latin diverses orthographes (Massoli(i), Massuli(i), Massyli(i), parfois, mais plus rarement, *Mas-et non *Mass-, cf.St. Gsell, HAAN, V, p. 96 ; J. Desanges, Catalogue, p. 109, n. 4).On peut même le reconnaître sous les formes Mas(s)yris (Chronica minora de l'Antiquité tardive) ou, en anthroponymie, à côté de Mas(s)ul(i) us ou Masul, Mas(s)urius/-a (qui se confond d'ailleu…
Maures (Antiquité)
Desanges 1 l'poque de Csar, mais probablement d'aprs Time (vers 300 av. J.-C.), Diodore de Sicile (XIII, 80, 3) voque des Maurousii propos d'vnements de la fin du V e sicle avant notre re. Polybe (III, 33, 15), situe ce peuple, au temps d'Hannibal, prs de l'Ocan et le compte parmi les Nomades (ici l'quivalent grec de Numides). De mme Tite-Live (XXIV, 49, 5), dans un passage qui concerne d'autres faits, qualifie les Maurusii (forme de l'ethnique q…
Makhlues/Makhrues
D’après Hérodote (IV, 178), les Makhlues s’étendent le long de la mer entre les Lotophages* et le fleuve Triton, situé en face de l’île de Phla ; ce fleuve les sépare des Ausees*. Ce sont aussi des mangeurs de lotos, mais dans une moindre mesure que la population proprement nommée Lotophages. L’île de Phla est vraisemblablement Djerba et pourrait correspondre à l’île Pharis de Théophraste (H. P. IV, 3, 2). Le fleuve Triton n’est pas identifié. Ni…
Maxues
Dans une description orientée de l’Égypte vers Carthage, les Maxues sont le premier des peuples cultivateurs mentionnés par Hérodote (IV, 191) à l’ouest du fleuve Triton (le fond de la Petite Syrte ?), c’est-à-dire en réalité, compte tenu de la direction que les Anciens donnaient au littoral africain, au nord de l’embouchure de celui-ci. Ils font suite aux Ausees*. Ils habitent une contrée boisée et remplie de bêtes sauvages et prétendent descend…
Masaesyli / Masaesyles
Tribu ou confédération de tribus Les Masaesyles (rarement appelés Massaisuloi en grec, Massaesyli en latin, cf. Gsell, HAAN, V, p. 96) apparaissent dans la documentation à l’époque d’Hannibal. Ils font partie, comme les Massyles* et les Mauri/Maurousii*, des Nomades/Numides* de l’ouest de l’Afrique Mineure (Polybe, III, 33, 15). En tant que tribu, Pline l’Ancien (V, 17) signale leur existence passée en Tingitane, au voisinage des Mauri*. Ils se s…
Marmaridae / Marmarides
D’après le Périple dit de Scylax (108, GGM, I, p. 82), les Marmarides s’étendent depuis Apis (Zaouiet Oum-el-Rackam, à quelque 20 km à l’ouest de Marsa Matrouh) à l’est jusqu’à Hesperides (Benghazi) à l’ouest. Diodore (III, 49, 1) les situe vaguement entre l’Egypte et Cyrène, et indique qu’ils occupent de plus une partie de la côte ; pour Strabon (XVII, 1, 13 et 3, 23) ils sont à l’ouest du Katabathmos (Akabat el-Kebira, au fond du golfe de Solou…
Musones
Ammien Marcellin (XXIX, 5, 27) situe, lors de la guerre menée par Théodose contre Firmus (372-374), les Musones non loin des Mazices*, en Césarienne. Ce sont probablement les Musunei ou Mosenes que Julius Honorius (Cosm., A48 et B48, GLM, p. 54) mentionne entre les Mazices et les Artennites*, ce qui nous conduit à les rechercher, hypothétiquement, entre le Zaccar et Arsennaria (Sidi bou Ras, cf. Atl. Arch. Alg., 12, no 13), ou, plus précisément, …
Malkoae
intrieure, les Malkoe l'ouest du mont Mandron et non loin des Daradae*, riverains du Draa infrieur. Or le Mandron semble un oronyme dsignant un trs vaste ensemble montagneux, puisque, du Salathos (Bou Regreg) au Massa (oued Massa), tous les fleuves y ont leur source (IV, 6, 3, p. 735). La mention des Daradae et le cadre de la Libye intrieure indiquent que les Malkoae sont une tribu de l'actuel Sud marocain, sans qu'on puisse prciser
Mukēni
Les Mukēni sont situés par Ptolémée (G. IV, 2, 3, Müller p. 604) en Maurétanie césarienne « sous » les monts Garapha (donc apparemment au sud de ceux-ci), entre les Akouēnsii* et les Maccourae*. Les coordonnées ptoléméennes des monts Garapha (IV, 2, 4, p. 601) les placent au sud du mont Zalakon. Celui-ci étant très vraisemblablement le Zaccar, les monts Garapha pourraient correspondre à l’Ouarsenis, ou du moins à sa partie orientale. Du nom des M…
Mue / Mui
À Hr Laoura (Atl.Arch.Alg., 18, no 513), à 14 km au sud-est de Vatari (Fedj es-Siouda), une inscription funéraire (ILAlg., I, 2853) mentionne un clan (tribu, à l’ablatif) Mui ou Mue. Or une autre funéraire (CIL, VIII, 11480), de Bou Ghanem el-Djedidi, au tiers de la distance entre Ammaedara et Cillium, conserve la mémoire d’un « Gétule Mue ». S’il s’agit d’un clan de Musulames, c’est un indice de plus que ces derniers étaient perçus comme gétules…
Mampsari
Maskesben
L’ethnonyme transcrit Maskesben nous est connu par une inscription libyque de Kerfala, dans la haute vallée de l’oued Isser, en Kabylie. Il est tentant d’en rapprocher l’ethnique Masuccabensis qui qualifie un évêque de Maurétanie Césarienne dans la Notitia de 484 de notre ère (Not., Caes., 42), comme l’a fait, à notre suggestion, S. Lancel, le plus récent éditeur de ce document ecclésiastique
Malkhoubii / Marchubi
Ptolémée (G. IV, 2, 4, Müller p. 604) fait état de Malkhoubii, qu’il qualifie de montagnards, en Maurétanie césarienne, en bordure maritime, entre les Salassii* et l’Ampsaga*, fleuve qui limite à l’est la Césarienne (IV, 2, 1, p. 592). Or une inscription (CIL, VIII, 19 923 = ILAlg., II, 1, 3411) trouvée à El-Ma el-Abiod, à 25 km au S.-E. d’El-Milia, c’est-à-dire sur le territoire cirtéen (St. Gsell, Atl. Arch. Alg., 8, no 139), mentionne un préfe…
Miaidii
Ptolémée (G. IV, 3, 6bis, Müller p. 639) mentionne au sud des Midēni*, situés eux-mêmes sur la mer à l’est de Thabraka (Tabarka) (ibid., p. 637), des Miaidii que C. Müller propose de lire Mididii (en supposant une faute *A pour *Δ) et de rapprocher du toponyme Mididi (Hr Meded), désignant une cité au sud-ouest de Mactar (Atl. Arch. Tun., II, 36, no 4). Mais cette cité est très éloignée de la Kroumirie. Il est vrai que Ptolémée place au sud (ou pl…
Mélanogétules
Ptolémée (G. IV, 6, 5, Müller p. 743) classe les Mélanogétules parmi les grands peuples de Libye intérieure. Il les situe à l’ouest des Garamantes qui s’étendent jusqu’aux sources du Bagradas, et à partir du mont Ousargala d’où précisément ce fleuve prend son cours (IV, 6, 3, p. 736), jusqu’au mont Sagapola d’où le Soubos (oued Sebou) s’élance (IV, 6, 3, p. 735). Cela revient à leur assigner un immense territoire dans les hautes plaines et l’Atla…
Makhousii
Makatoutae
Ptolme (G. IV, 4, 6, Mller p.670) situe les Makatoutae en Cyrnaque, mais prs de l' Africa, au nord des monts Ouelpa (Velpa) ( ?) et au sud des Dunes d'Hrakls (IV, 4, 5, p. 668 ; Stad. maris Magni, 66, in GGM, I,, au sud-ouest des Asbytae* (cf. IV, 4, 6, p. 669). Vers l'est, ils s'tendent jusqu'aux grottes des Lasanikes* (probablement les grottes de Slonta, quelque 40 km au S. S.-W. de Cyrne). Les Makatoutae devaient donc nomadiser l'intrieur des …
Midēni
Le nom des Midēni, attesté seulement par Ptolémée (G. IV, 3, 6bis, Müller p. 637 et 639), n’est pas assuré. Le meilleur manuscrit de la Géographie (X) porte Misēni et Musēnōn (gén. plur.). Ptolémée les situe à l’est de Thabraka (Tabarka) en direction du territoire de la Carthage romaine. On pourrait penser à rapprocher leur nom de celui des Mundōnes (mais peut-être pour Musones !) dont Éphore, au IVe siècle avant notre ère, signalait la générosit…
Makkourae
Ptolémée (G. IV, 2, 5, Müller p. 604) mentionne des Makkourae au sud des monts Garapha, après les Akouēnsii* et les Mukēni*. Selon É. Cat (p. 26), les monts Garapha « répondraient assez bien aux triples cimes qui dominent l’Ouarnsenis »
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Abannae
Tribu mentionnée par Ammien Marcellin (XXIX, 5, 37). Vers 375 de notre ère, elle prit part contre Rome à l’insurrection de Firmus, avec une tribu voisine, les Caprarienses, situés dans les montagnes qui portaient leur nom (Ammien, XXIX, 5, 34). Après les avoir vaincus, Théodose l’Ancien semble s’être dirigé vers Auzia (Aumale). Ch. Courtois (Les Vandales et l’Afrique, Paris, 1955, p. 120) a proposé d’identifier les monts Caprarienses avec ceux du…
Abenna
Tribu mentionnée par Julius Honorius (Cosm., A 48, dans G.l.m., p. 54 : Abenna gens ; B 48, ibid. : Auennei ou Auenei), qui vécut sans doute au Ve siècle de notre ère, à la suite des Bacuates (les Baquates de Maurétanie Tingitane) et des Massyles, dans une énumération dirigée des abords du Nil à l’Atlantique (cf. G. Camps, Les Bavares, peuples de Maurétanie Césarienne, dans R. afr., XCIX, 1955, pp. 248-250). Or nous savons par Philostrate (Vita A…
Abaritana ou Avaritana provincia
nous apprend qu'en 442, Geisric attribua son arme la Zeugitane ou Proconsulaire, se rservant la Byzacne, l'Abaritana et la Gtulie, ainsi qu'une partie de la Numidie (sibi Byzacenam, Abaritanam atque Getuliam et partem Numidiae reservavit). Cette phrase nous interdit de considrer l'Abaritana comme une partie de la Proconsulaire, de la Byzacne ou de la Numidie (en un sens que la mention de la Gtulie restreint la Numidie de Cirta peut-tre augmente d…
Adurmakhidae
Hérodote (IV, 168) mentionne les Adurmakhidae comme le premier peuple libyen à partir de l’Egypte. Leurs coutumes sont celles des Egyptiens, dans la plupart des cas, mais leur accoutrement est proprement libyen. Ils s’étendent à l’ouest jusqu’au port de Plunos (Sidi-Barrani, d’après F. Chamoux, Cyrène sous la monarchie des Battiades, Paris, 1953, p. 227 ; un site au fond du golfe de Soloum, d’après St. Gsell, Hérodote, Alger, 1915, p. 120). Selon…
Aethiopes
Strabon (XVII, 3, 23), au dbut du principat de Tibre, avoue trs franchement son incapacit dfinir une limite entre l'aire d'implantation des Libyens et celle des Ethiopiens : nous ne saurions dire, crit-il, quelles sont les limites de l'Ethiopie et celles de la Libye ; nous ne les connaissons pas clairement du ct de l'Egypte, encore moins du ct de l'ocan . Faut-il imputer un tel aveu des lacunes dans la documentation des gographes de l'Antiquit ou…
Aezari
Mentionnés par Ptolémée (IV, 5, 12, éd. C. Müller, p. 693) dans un ordre tel qu’on peut les fixer dans le sud-est de la Marmarique, à l’orient des Oibillae. La Marmarique, d’après Ptolémée (IV, 5, 2 et 3, p. 677), s’étend le long de la mer jusqu’aux abords de la Grande Descente (Kαταβαθμòς Mέγας), c’est-à-dire le fond du golfe de Soloum (St. Gsell, Hérodote, Alger, 1915, p. 120), en englobant le port de Petras Megas (Bardia ?). A l’intérieur des …
Aganginae
Ptolémée (IV, 6, 6, éd. C. Müller, p. 748) mentionne des Ethiopiens Aganginae « sous » les Aphrikérônes, en direction du Libonotos (vent du S.S.W.). Les voisins orientaux des Aganginae sont d’autres Ethiopiens, les Xulikkeis. Les Aphrikerônes, en Libye intérieure, occupent déjà une position à la fois très méridionale et très occidentale, puisque Ptolémée (IV, 6,6, p. 747) les situe au sud du mont Kaphas, d’où est issu le fleuve Daras (oued Draa) …
Agisymba
Ptolme (I, 8, 4, d. C. Mller), citant Marin de Tyr (poque de Trajan ?), rapporte que Julius Maternus, venu de Leptis Magna et ayant fait route partir de Garanta en compagnie du roi des Garamantes qui marchait contre les Ethiopiens, parvint en quatre mois, aprs s'tre dirig sans arrt vers le midi, Agisymba, un pays des Ethiopiens o les rhinocros se concentrent . Cette expdition eut lieu aprs une campagne qui avait conduit Septimius Flaccus (inconnu…
Alitemnii
Nicolas de Damas, contemporain d’Auguste, mentionne, d’après des sources plus anciennes, des Libyens nommés Alitemnii (C. et Th. Müller, Fragm. historic. Graec, III, p. 463, n° 138). Ils choisissent pour rois les plus rapides à la course, en quoi ils rappellent les Troglodytes éthiopiens, les plus rapides des hommes selon Hérodote (IV, 183). Ils sont inconnus par ailleurs, mais, comme l’observe S. Gsell (H.A.A.N., V, p. 87, n° 10), leur nom resse…
Ammōnii
Les Ammōnii sont le premier peuple qu’Hérodote (IV, 181) mentionne sur le bourrelet sablonneux de l’intérieur de la Libye, à dix journées de marche à l’ouest de Thèbes et à dix journées à l’est d’Augila (Aoudjila). Ce sont les habitants de l’oasis d’Ammon (Syouah), célèbre dans l’Antiquité par l’oracle d’Ammon-Zeus. En fait, l’oasis de Syouah est située à vol d’oiseau à quelque 750 km de Thèbes, soit à peu près le double de la distance entre Syou…
Akhaemeneis
Ptolémée (IV, 3, 6, éd. C. Müller, p. 641) mentionne les Akhaemeneis en Africa entre les Ogiplônsii (ou Sigiplôsii) et les Moutourgoures. Une localisation très approximative est rendue possible par le fait que le Géographe alexandrin situe, dans le même passage, les Ogiplônsii « sous » les Kinithii (les Cinithi des sources latines). Or nous savons (cf. art. Cinithi) que cette tribu était riveraine de la petite Syrte et que Gightis (Bou Ghara) éta…
Alitambi
Tribu de Libye intérieure située par Ptolémêe (IV, 6, 6, éd. C. Mûller, p. 748) entre le marais Libya et le mont Thala, au voisinage des Manrali (var. Maurali). Si le mont Thala fait partie de l’Ahaggar et si le marais Libya est, comme le pense C. Müller (éd. de Ptol., p. 739), le Chott Melrhir, les Alitambi seraient à localiser dans le grand Erg oriental. S’ils sont identiques aux Alitemnii (cf. ci-dessous), on doit supposer qu’ils se rapprochai…
Akouensii
Situés par Ptolémée (IV, 2, 5, éd. C. Müller, p. 604) sous les monts Garapha, non loin des Mukēni et des Makkourae. Il est difficile de les localiser, peut-être doivent-ils être recherchés dans la région de l’Ouarsenis. Il y avait apparemment des eaux thermales (Aquae) sur leur territoire; mais leur nom a pu être déformé par les Romains
Anatikoli
Les Anatikoli, mentionnés par Ptolémée (IV, 6, 6, éd. C. Müller, p. 745) en Libye intérieure, sont qualifiés de Pharousii dans tous les manuscrits de la Géographie, sauf le meilleur (X), d’après lequel ces deux peuples sont énumérés l’un à la suite de l’autre, mais non point identifiés. Quoi qu’il en soit, les Anatikoli devaient être en rapport avec le fleuve Anatis. Mais une partie des manuscrits les appelle Antikoli
Anacutas
Corippus (Ioh., II, 75) mentionne les Anacutas, ou plutôt peut-être l’Anacutas, en même temps que les Astrices, l’Urcelianus et les Imaclas (à corriger en Imacles ?), parmi les peuples libyens qui se soulevèrent aux côtés du Frexes Antalas en 544 de notre ère. Ils viendraient, d’après le poète, de régions lointaines. Le contexte semble les mettre en rapport, au moins momentanément, ainsi que les autres tribus citées, avec une plaine resserrée don…
Aneiritae ou Aneritae
Les Aneiritae ou Anêritae sont placés par Ptolémée (IV, 5, 12, éd. C. Müller, p. 692) en bordure côtière de la Marmarique, entre les Libuarkhae et les Bassakhitae. On hésitera à rapprocher leur nom de celui d’un district de la Marmarique, le district des Eṇẓêreṭae, cf. C. Wessely, Ptolémée, « Géographie », IV, 5, 24 et le « Papyrus Rainer » n° 259, dans R.E.G., XXXII, 1919, p. 505-506 C. Wessely utilise la numérotation de l’édition Nobbe de Ptolé…
Anatis
L’Anatis est un fleuve mentionné par Pline l’Ancien (V, 9) dans son récit du périple effectué par l’historien Polybe le long des côtes océaniques de la Maurétanie, en 146 avant notre ère. Le Naturaliste le situe à 205 milles (un peu plus de 300 km) de Lixus (Larache). Il ne peut donc s’agir que de l’Oum er-Rbia, dont l’embouchure se trouve à peu près à cette distance de Larache. Cependant, il semble que ce fleuve se soit aussi appelé Asana dans l…
Anagombri
Asarakae
Mentionnés par Ptolémée (IV, 6, 6, éd. C. Müller, p. 748) à l’est du mont Arankas (cf. Ptol., IV, 6, 3, p. 737) et donc au sud-est des Arankae* situés au nord de ce mont. Peut-être vivaient-ils à l’ouest du Fezzan
Atarantes
Athakae
Ethiopiens mentionnés par Ptolémée (IV, 8, 2, éd. C. Müller, p. 789), à l’est d’autres Ethiopiens, les Hesperii, ou « Occidentaux », riverains de l’océan Occidental, et à l’ouest, semble-t-il, du pays d’Agisymba, en tout cas à la limite de la terre inconnue. On a parfois proposé (cf. L. Vivien de Saint-Martin, Le Nord de l’Afrique dans l’Antiquité grecque et romaine, Paris, 1863, p. 176 ; C. Müller, éd. de Ptolémée, p. 789, col. b) d’assimiler le…
Atlas
Antiquité (J. Desanges) Atlas est dans la mythologie grecque un géant condamné par Zeus à soutenir de ses épaules, de ses bras ou de sa tête, la voûte du ciel (Hésiode, Théog., 517-519). Selon une variante du mythe, il passait pour soutenir (ou simplement garder) la ou les colonnes qui porte(nt) le ciel (Hom., Od., I, 53-54 ; Eschl., Prom., 347-349). Dès le viiie ou le début du viie siècle avant notre ère, Hésiode (Théog., 518) fixe Atlas aux lim…
Arankae
Les Arankae (forme conjecturale) habitent au nord du mont Aranka, en Libye intérieure, d’après Ptolémée (IV, 6, 6, éd. C. Müller, p. 748). Les manuscrits portent Aronkae, Arokkaei ou Arokkae, par confusion avec un autre peuple de Libye intérieure, plus occidental. En fait, tout dépend de l’identification du mont Aranka, cf aussi Ptolémée (IV, 6, 3, p. 737), qui le situe par 47° 30’de longitude et 1o 30’de latitude. C. Müller (éd. de Ptol., p. 737…
Artennites
Les Artennites sont mentionnés, au ve ou au début du vie siècle de notre ère, par Julius Honorius (Cosm., 48, recensions A et B, dans A. Riese, Geographi Latini minores, Heilbronn, 1878, p. 54), après les Musueni (ou Mosenes) et les Baniures (ou Vaniures) — ces derniers seulement dans la recension B — et avant les Barbares. D’après le contexte, il semble que ce soit une tribu de Maurétanie Césarienne, et même de Césarienne occidentale (cf Bairura…
Astrices
ils semblent avoir été établis, en 547 de notre ère, dans le voisinage de Gallica, elle-même proche de
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