M Peyron
Biographic Data
| ID | 6441489 |
|---|---|
| NAME | M Peyron |
| GIVEN NAMES | M |
| FAMILY NAME | Peyron |
| SIGNATURE | PEYRON M |
| AFFILIATIONS | Northeastern Technical College |
| VERIFIED | No |
| TOTAL WORKS | 19 |
| TOTAL CITATIONS | 0 |
| WORKS AS AUTHOR | 19 |
| WORKS AS EDITOR | 0 |
| FIRST PUBLICATION YEAR | 1991 |
| LATEST PUBLICATION YEAR | 2010 |
| H-INDEX | 0 |
Mohand ou El Haj / Mḥnd u Lḥažž (Maroc)
Personnage politico-religieux d’envergure régionale, il s’agit d’un des marabouts (igurramn) du Maroc central, qui, après la mort en 1918 de Sidi ‘Ali Amhaouch, dans la mouvance duquel il se situait, prit ses distances vis-à-vis des Ayt Sidi ‘Ali, et chercha à s’affirmer en tant que chef spirituel de la résistance contre la pénétration militaire française, ceci au détriment de Sidi Lmekki, fils aîné du grand thaumaturge. Originaire, dit-on (Guill…
Moha-ou-Hammou Zaïani / Muḥa u Ḥemmu aẓayyi
Figure emblématique bien que sa notoriété soit contestée par certains, Moha ou Hammou a réussi par ses conquêtes à réaliser l’unité des Zaïane (iẓayyan, iẓiyyan en berbère) – importante confédération tribale amazighe du Maroc central – vers la fin du XIXe siècle. Devenu véritable chef de guerre « féodal », avec pour capitale Khénifra*, cautionné par le makhzen, il est censé y avoir fondé un « royaume berbère » (Berger, p. 33) ; avant d’être promu…
Moha-ou-Saïd el-Wirrawi / Muḥa u Sεid u-Wirraw
Personnage clef de la région Moyen Atlas/Tadla, nommé caïd makhzen par Moulay Hassan I pendant les années 1880, puis devenu l’un des principaux leaders de la résistance marocaine du début du XXe siècle, à l’instar de son contemporain et rival Moha ou Hammou Zaïani*, Moha ou Saïd (1853-1924) fut l’artisan du revers cinglant infligé à l’armée française à Ksiba en 1913. Résistant inconditionnel, il mourut dans ses montagnes sans s’être rendu aux aut…
Kousser
Région montagneuse fort reculée, difficile d’accès, située au cœur de la partie est du Haut Atlas central marocain, peuplée d’une poignée de fractions pastorales Ayt Sokhman de parler tamaziγt ayant en grande partie préservé leurs us et coutumes. À l’écart des grands courants commerciaux, demeurée à la fois noyau maraboutique et berceau de l’irrédentisme amazighe face aux troupes françaises, elle n’a succombé que lors des dernières campagnes de l…
Khénifra
La « ville rouge », ou « Khénifra la zaïane », bâtie sur le dir entre plateau central et Moyen Atlas (ancien Jbel Fazaz), à cheval sur les flots turbulents de l’Oum er-Rbia’(maître fleuve marocain et Wansifen des Berbères médiévaux), elle est réputée comme « capitale » amazighe et fief du chef de guerre féodal et grand patriote marocain que fut Moha ou Hammou Azayyi*. Ôtez les clichés, et il reste de nos jours une bien terne ville-champignon, pou…
Izli
Il s'agit de deux (ventuellement quatre) vers comportant souvent une rime interne ou en fin d'hmistiche, et renfermant un sens complet. C'est la forme potique de base chez les Imazin du Maroc central, genre essentiellement consacr la casuistique amoureuse, bien qu'il existe des izlan (pl. d'izli) historiques et didactiques
Hérisson
Le hrisson de la Prhistoire nos jours (H. Camps-Fabrer) Arambourg signale le hrisson dans le site de Kifan bel Ghomari (Palolithique moyen) Erinaceus oetechiinus algirus Duvernoy, peine diffrent du hrisson europen, est plus frquent partir de l'Epipalolithique : l'Ibromaurusien : Taforalt, La Mouillah, Columnata ; Au Capsien suprieur : Bou Nouara (faces infrieur), Mechta-el-Arbi, An Rhilane, Medjez II (facies stifien) Au Nolithique : il est prsent…
Harka
S'agissant du Maroc, ce terme est largement prsent, aussi bien dans les lexiques et rcits de campagne de la littrature coloniale, que dans des crits postrieurs au Protectorat. Driv de la racine arabe HRK, il est attest en daria en tant que verbe d'abord, hrek, "partir en guerre", (Harrell, 1969, p. 246). Il existe galement en tamazit, avec le sens, "partir en expdition militaire, faire la fantasia* ( cheval)", orthographi herrek, (Taifi, 1991, p.…
Ichqern
Ichqern, galement Ichkern, Ichkiren (iqirr en ber.), plus rarement Ayt Ichqern, nom de l'une des sous-fdrations des Ayt Oumalou, ou "Gens de l'Ombre" de parler tamazight (Maroc central). Aux temps hroques, l'homme des Ichqern (u-qir), pasteur transhumant historiquement pris d'indpendance, guerrier et cavalier mrite, mais bon pre ses heures, incarnait parfaitement l'adage : "Tout Berbre avec son fusil est roi !" La femme des Ichqern (taqirt), quan…
Guich
La dnomination guich s'applique toute tribu ou groupement dont l'attachement personnel au sultan du Maroc s'appuie sur des avantages d'ordre matriel et/ou des concessions de terres exemptes d'impts Du XVI e au XIX e sicle, les tribus dites guich vont constituer une pice matresse sur l'chiquier militaire marocain. Institution introduite au Maroc par les Sadiens (Benabdellah, 1994, p. 49), puis amliore par Mulay Ismal, chaque groupement, plac sous …
Greniers
Les socits berbres rurales n'ont pas un systme unique de conservation des rcoltes. Les lieux o sont entreposs et protgs les produits vgtaux destins la consommation sont trs divers
Guercif
Sous ce nom de lieu orthographi l'europenne se cache un toponyme berbre assez rpandu au Maroc, agersif, signifiant entre torrent(s) , confluent , l'exemple d'un hameau situ la rencontre de l'Asif n-At Bouguemmez et de l'Asif n-At Bou Wlli (Haut Atlas central), mais pouvant apparatre sous l'extrapolation de Grisaffen, ou Agersaffen (ger isaffen), nom d'une bourgade du Haut Seksawa (Haut Atlas occidental)
Fazaz
Le toponyme Fazaz (autres graphies possibles : Fezaz, Fazzaz, Fezzaz) a t largement employ par les chroniqueurs marocains jusqu' la fin du XIX e sicle, pour dsigner la partie ouest du Moyen-Atlas
Dromadaire
Autant que l'ne, auquel il est souvent associ, le dromadaire est l'animal caractristique du Nord de l'Afrique, donc du monde berbre. Bte de somme, de trait, de course, l'imagerie populaire et touristique n'a surtout retenu de ce chameau bosse unique, que la dernire qualit : le mhari* touareg animal de selle, lanc, robe claire qui est particulirement photognique surtout lorsqu'il participe une parade (ilan) ou lorsque, dans les temps rvolus, il re…
Djalut
Djalut est un personnage semi-légendaire, assimilé à Goliath de l’Ancien Testament, qui occupe une place de choix dans l’histoire mythologique des Berbères. Nom environné d’une certaine ambiguïté, car employé tantôt en concurrence avec celui de Maziġ, ancêtre éponymique des Berbères, tantôt comme titre de noblesse ou de royauté. Du reste Camps (1980, p. 27) établit un rapprochement qui mérite d’être souligné, entre les mots Goliath et agellid ( =…
Djich
Le mot « djich », avec le sens de « groupe armé », ou « armée », dérivé de l’arabe dialectal (ẑeyŝ, pl. ẑuyuŝ/ẑyuŝ ; Harrell, 1966, p. 237), est également attesté en berbère, (dẑiŝ, pl. dẑiwŝ), également lẑiẑ(Taïfi, 1992, p. 317). Une autre forme (dẑiyŝ pl ; dẑiyaŝn/dẑiyŝn) a été relevée dans le parler Bni Bou Zert* (Peyron, 1981). Le terme est devenu célèbre pendant les opérations militaires dans l’Atlas marocain et le Sahara, principalement de …
Devinettes
Comme tous les peuples de littrature orale, les Berbres ont souvent recours, dans la conversation familire, l'nigme ou la devinette dont la navet apparente cache parfois un enseignement non ngligeable. Les folkloristes d'abord, puis ethnologues et linguistes ont port un intrt certain ces dictons, sentences et devinettes. Ds 1887, Belkacem ben Sedira, relevait 115 devinettes kabyles dans le chapitre X de son Cours de langue Kabyle et les comparat …
Danse
La danse tient incontestablement une place de choix dans la culture berbre. Phnomne essentiellement rural, il s'agit habituellement d'une manifestation d'un haut niveau esthtique, la mise en scne aussi symbolique que suggestive, sans doute lie quelque thme de fcondit issu du fond des ges. Exutoire commode, en tout cas, pour des populations menant une existence rude, elle ne peut laisser l'observateur indiffrent. Au mieux, elle le charmera grce so…
Belgassem Ngadi
Aventurier, se faisant passer pour cherif, qui a profit d'une situation confuse, ne de la rsistance dans le Sud-Est marocain, pour s'emparer du Tafilalt (1919Tafilalt ( -1932))
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Belgassem Ngadi
Aventurier, se faisant passer pour cherif, qui a profit d'une situation confuse, ne de la rsistance dans le Sud-Est marocain, pour s'emparer du Tafilalt (1919Tafilalt ( -1932))
Danse
La danse tient incontestablement une place de choix dans la culture berbre. Phnomne essentiellement rural, il s'agit habituellement d'une manifestation d'un haut niveau esthtique, la mise en scne aussi symbolique que suggestive, sans doute lie quelque thme de fcondit issu du fond des ges. Exutoire commode, en tout cas, pour des populations menant une existence rude, elle ne peut laisser l'observateur indiffrent. Au mieux, elle le charmera grce so…
Djalut
Djalut est un personnage semi-légendaire, assimilé à Goliath de l’Ancien Testament, qui occupe une place de choix dans l’histoire mythologique des Berbères. Nom environné d’une certaine ambiguïté, car employé tantôt en concurrence avec celui de Maziġ, ancêtre éponymique des Berbères, tantôt comme titre de noblesse ou de royauté. Du reste Camps (1980, p. 27) établit un rapprochement qui mérite d’être souligné, entre les mots Goliath et agellid ( =…
Djich
Le mot « djich », avec le sens de « groupe armé », ou « armée », dérivé de l’arabe dialectal (ẑeyŝ, pl. ẑuyuŝ/ẑyuŝ ; Harrell, 1966, p. 237), est également attesté en berbère, (dẑiŝ, pl. dẑiwŝ), également lẑiẑ(Taïfi, 1992, p. 317). Une autre forme (dẑiyŝ pl ; dẑiyaŝn/dẑiyŝn) a été relevée dans le parler Bni Bou Zert* (Peyron, 1981). Le terme est devenu célèbre pendant les opérations militaires dans l’Atlas marocain et le Sahara, principalement de …
Devinettes
Comme tous les peuples de littrature orale, les Berbres ont souvent recours, dans la conversation familire, l'nigme ou la devinette dont la navet apparente cache parfois un enseignement non ngligeable. Les folkloristes d'abord, puis ethnologues et linguistes ont port un intrt certain ces dictons, sentences et devinettes. Ds 1887, Belkacem ben Sedira, relevait 115 devinettes kabyles dans le chapitre X de son Cours de langue Kabyle et les comparat …
Dromadaire
Autant que l'ne, auquel il est souvent associ, le dromadaire est l'animal caractristique du Nord de l'Afrique, donc du monde berbre. Bte de somme, de trait, de course, l'imagerie populaire et touristique n'a surtout retenu de ce chameau bosse unique, que la dernire qualit : le mhari* touareg animal de selle, lanc, robe claire qui est particulirement photognique surtout lorsqu'il participe une parade (ilan) ou lorsque, dans les temps rvolus, il re…
Fazaz
Le toponyme Fazaz (autres graphies possibles : Fezaz, Fazzaz, Fezzaz) a t largement employ par les chroniqueurs marocains jusqu' la fin du XIX e sicle, pour dsigner la partie ouest du Moyen-Atlas
Guich
La dnomination guich s'applique toute tribu ou groupement dont l'attachement personnel au sultan du Maroc s'appuie sur des avantages d'ordre matriel et/ou des concessions de terres exemptes d'impts Du XVI e au XIX e sicle, les tribus dites guich vont constituer une pice matresse sur l'chiquier militaire marocain. Institution introduite au Maroc par les Sadiens (Benabdellah, 1994, p. 49), puis amliore par Mulay Ismal, chaque groupement, plac sous …
Greniers
Les socits berbres rurales n'ont pas un systme unique de conservation des rcoltes. Les lieux o sont entreposs et protgs les produits vgtaux destins la consommation sont trs divers
Guercif
Sous ce nom de lieu orthographi l'europenne se cache un toponyme berbre assez rpandu au Maroc, agersif, signifiant entre torrent(s) , confluent , l'exemple d'un hameau situ la rencontre de l'Asif n-At Bouguemmez et de l'Asif n-At Bou Wlli (Haut Atlas central), mais pouvant apparatre sous l'extrapolation de Grisaffen, ou Agersaffen (ger isaffen), nom d'une bourgade du Haut Seksawa (Haut Atlas occidental)
Hérisson
Le hrisson de la Prhistoire nos jours (H. Camps-Fabrer) Arambourg signale le hrisson dans le site de Kifan bel Ghomari (Palolithique moyen) Erinaceus oetechiinus algirus Duvernoy, peine diffrent du hrisson europen, est plus frquent partir de l'Epipalolithique : l'Ibromaurusien : Taforalt, La Mouillah, Columnata ; Au Capsien suprieur : Bou Nouara (faces infrieur), Mechta-el-Arbi, An Rhilane, Medjez II (facies stifien) Au Nolithique : il est prsent…
Harka
S'agissant du Maroc, ce terme est largement prsent, aussi bien dans les lexiques et rcits de campagne de la littrature coloniale, que dans des crits postrieurs au Protectorat. Driv de la racine arabe HRK, il est attest en daria en tant que verbe d'abord, hrek, "partir en guerre", (Harrell, 1969, p. 246). Il existe galement en tamazit, avec le sens, "partir en expdition militaire, faire la fantasia* ( cheval)", orthographi herrek, (Taifi, 1991, p.…
Ichqern
Ichqern, galement Ichkern, Ichkiren (iqirr en ber.), plus rarement Ayt Ichqern, nom de l'une des sous-fdrations des Ayt Oumalou, ou "Gens de l'Ombre" de parler tamazight (Maroc central). Aux temps hroques, l'homme des Ichqern (u-qir), pasteur transhumant historiquement pris d'indpendance, guerrier et cavalier mrite, mais bon pre ses heures, incarnait parfaitement l'adage : "Tout Berbre avec son fusil est roi !" La femme des Ichqern (taqirt), quan…
Izli
Il s'agit de deux (ventuellement quatre) vers comportant souvent une rime interne ou en fin d'hmistiche, et renfermant un sens complet. C'est la forme potique de base chez les Imazin du Maroc central, genre essentiellement consacr la casuistique amoureuse, bien qu'il existe des izlan (pl. d'izli) historiques et didactiques
Khénifra
La « ville rouge », ou « Khénifra la zaïane », bâtie sur le dir entre plateau central et Moyen Atlas (ancien Jbel Fazaz), à cheval sur les flots turbulents de l’Oum er-Rbia’(maître fleuve marocain et Wansifen des Berbères médiévaux), elle est réputée comme « capitale » amazighe et fief du chef de guerre féodal et grand patriote marocain que fut Moha ou Hammou Azayyi*. Ôtez les clichés, et il reste de nos jours une bien terne ville-champignon, pou…
Kousser
Région montagneuse fort reculée, difficile d’accès, située au cœur de la partie est du Haut Atlas central marocain, peuplée d’une poignée de fractions pastorales Ayt Sokhman de parler tamaziγt ayant en grande partie préservé leurs us et coutumes. À l’écart des grands courants commerciaux, demeurée à la fois noyau maraboutique et berceau de l’irrédentisme amazighe face aux troupes françaises, elle n’a succombé que lors des dernières campagnes de l…
Mohand ou El Haj / Mḥnd u Lḥažž (Maroc)
Personnage politico-religieux d’envergure régionale, il s’agit d’un des marabouts (igurramn) du Maroc central, qui, après la mort en 1918 de Sidi ‘Ali Amhaouch, dans la mouvance duquel il se situait, prit ses distances vis-à-vis des Ayt Sidi ‘Ali, et chercha à s’affirmer en tant que chef spirituel de la résistance contre la pénétration militaire française, ceci au détriment de Sidi Lmekki, fils aîné du grand thaumaturge. Originaire, dit-on (Guill…
Moha-ou-Hammou Zaïani / Muḥa u Ḥemmu aẓayyi
Figure emblématique bien que sa notoriété soit contestée par certains, Moha ou Hammou a réussi par ses conquêtes à réaliser l’unité des Zaïane (iẓayyan, iẓiyyan en berbère) – importante confédération tribale amazighe du Maroc central – vers la fin du XIXe siècle. Devenu véritable chef de guerre « féodal », avec pour capitale Khénifra*, cautionné par le makhzen, il est censé y avoir fondé un « royaume berbère » (Berger, p. 33) ; avant d’être promu…
Moha-ou-Saïd el-Wirrawi / Muḥa u Sεid u-Wirraw
Personnage clef de la région Moyen Atlas/Tadla, nommé caïd makhzen par Moulay Hassan I pendant les années 1880, puis devenu l’un des principaux leaders de la résistance marocaine du début du XXe siècle, à l’instar de son contemporain et rival Moha ou Hammou Zaïani*, Moha ou Saïd (1853-1924) fut l’artisan du revers cinglant infligé à l’armée française à Ksiba en 1913. Résistant inconditionnel, il mourut dans ses montagnes sans s’être rendu aux aut…
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