Catherine d’Aranda
Biographic Data
| ID | 9625684 |
|---|---|
| NAME | Catherine d’Aranda |
| GIVEN NAMES | Catherine |
| FAMILY NAME | d’Aranda |
| SIGNATURE | D’ARANDA C |
| AFFILIATIONS | Centre National des Soins Palliatifs et de la Fin de Vie |
| VERIFIED | No |
| TOTAL WORKS | 7 |
| TOTAL CITATIONS | 0 |
| WORKS AS AUTHOR | 7 |
| WORKS AS EDITOR | 0 |
| FIRST PUBLICATION YEAR | 2021 |
| LATEST PUBLICATION YEAR | 2023 |
| H-INDEX | 0 |
Le souffrant est-il un vivant ? Un apport de la phénoménologie de la vie
Suis-je moins vivant quand je suis malade que quand je suis en bonne santé ? Quand je ris, que quand je pleure ? Phénoménologiquement, non. Mais je vais manifester différemment cette vie dans le monde. Notre existence sera différente, mais c’est la même vie, avec la même intensité. Le souffrant est pleinement vivant, au même titre que le jouissant. Cette philosophie introduit du doute, de la pensée, du questionnement. Ce n’est pas confortable mai…
La juste place de la loi
Je voulais parler du droit à mourir et j’ai voulu montrer qu’aujourd’hui on assiste à des glissements sémantiques. Par exemple, au lieu de parler de la liberté, on parle du droit. On a déjà énormément réduit les choses à de l’existentiel. Si on ne met pas un sens derrière la vie ou la mort, il n’y a pas de problème. Le droit c’est très réducteur. Je sais à quel point le droit permet de faire la paix quand on l’applique avec cette intention. Mais …
Agonie et présence
À partir du moment où nous partons d’une expérience commune, qui fait que dans cette réceptivité, il y a une fraternité qui se tisse, alors vous avez une place. En effet, à chaque fois, cette oblation de la présence est une offrande au fond, surtout aujourd’hui où la seule chose précieuse que l’on peut offrir c’est probablement le temps. Donc, être là pour rendre hommage à celui qui vit, c’est à mon sens un acte humain très profond
Le visible et l’invisible
L’apparaître le plus radicalement authentique chez Henry, c’est un apparaître charnel, c’est-à-dire non pas la réalité que je vois, mais la réalité que j’éprouve. C’est aussi une distinction radicale et insurmontable entre ce qui est visible et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est radicalement invisible et pourtant absolument réel, et ce qui est visible et qui n’est qu’accessoirement réel et possiblement réel, mais sans plus
Des professionnels de santé « solides, invulnérables, juste au service des personnes »
Aucune exposition à la souffrance des autres ne peut faire basculer dans l’impuissance si on n’est pas dans une illusion de toute-puissance et si on ne se donne pas pour mission d’éradiquer la souffrance. En se mettant au service de la vulnérabilité du vivant, qu’il soit professionnel de santé ou patient, la médecine permettra de rendre aux professionnels de santé le bonheur de se sentir vivre, au service de la vie
Homme, qui es-tu
Les représentations que se fait l’homme de lui-même varient selon les cultures et les époques. Mais de tout temps, l’homme s’interroge sur la vie, la mort, ses relations avec les autres et sa place dans le monde. Les sciences humaines sont des disciplines essentielles qui permettent de penser l’accompagnement. Les influences de la pensée sur la façon de prendre soin ont des conséquences directes dans nos pratiques et dans l’expérience qu’en font …
Le soin est une action mais il est aussi une relation
Il est important de ne pas situer le patient que du côté de la passivité ; et de la même manière, le soignant n’est pas qu’un agissant, il fait aussi l’expérience d’un pâtir. Lorsque l’on reçoit l’attention du patient, on lui permet de se recevoir comme une personne qui ne se réduit pas au statut de patient, mais une personne capable d’attention, vivante dans la réciprocité du lien
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Le visible et l’invisible
L’apparaître le plus radicalement authentique chez Henry, c’est un apparaître charnel, c’est-à-dire non pas la réalité que je vois, mais la réalité que j’éprouve. C’est aussi une distinction radicale et insurmontable entre ce qui est visible et ce qui ne l’est pas, entre ce qui est radicalement invisible et pourtant absolument réel, et ce qui est visible et qui n’est qu’accessoirement réel et possiblement réel, mais sans plus
Des professionnels de santé « solides, invulnérables, juste au service des personnes »
Aucune exposition à la souffrance des autres ne peut faire basculer dans l’impuissance si on n’est pas dans une illusion de toute-puissance et si on ne se donne pas pour mission d’éradiquer la souffrance. En se mettant au service de la vulnérabilité du vivant, qu’il soit professionnel de santé ou patient, la médecine permettra de rendre aux professionnels de santé le bonheur de se sentir vivre, au service de la vie
Homme, qui es-tu
Les représentations que se fait l’homme de lui-même varient selon les cultures et les époques. Mais de tout temps, l’homme s’interroge sur la vie, la mort, ses relations avec les autres et sa place dans le monde. Les sciences humaines sont des disciplines essentielles qui permettent de penser l’accompagnement. Les influences de la pensée sur la façon de prendre soin ont des conséquences directes dans nos pratiques et dans l’expérience qu’en font …
Le soin est une action mais il est aussi une relation
Il est important de ne pas situer le patient que du côté de la passivité ; et de la même manière, le soignant n’est pas qu’un agissant, il fait aussi l’expérience d’un pâtir. Lorsque l’on reçoit l’attention du patient, on lui permet de se recevoir comme une personne qui ne se réduit pas au statut de patient, mais une personne capable d’attention, vivante dans la réciprocité du lien
La juste place de la loi
Je voulais parler du droit à mourir et j’ai voulu montrer qu’aujourd’hui on assiste à des glissements sémantiques. Par exemple, au lieu de parler de la liberté, on parle du droit. On a déjà énormément réduit les choses à de l’existentiel. Si on ne met pas un sens derrière la vie ou la mort, il n’y a pas de problème. Le droit c’est très réducteur. Je sais à quel point le droit permet de faire la paix quand on l’applique avec cette intention. Mais …
Agonie et présence
À partir du moment où nous partons d’une expérience commune, qui fait que dans cette réceptivité, il y a une fraternité qui se tisse, alors vous avez une place. En effet, à chaque fois, cette oblation de la présence est une offrande au fond, surtout aujourd’hui où la seule chose précieuse que l’on peut offrir c’est probablement le temps. Donc, être là pour rendre hommage à celui qui vit, c’est à mon sens un acte humain très profond
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Suis-je moins vivant quand je suis malade que quand je suis en bonne santé ? Quand je ris, que quand je pleure ? Phénoménologiquement, non. Mais je vais manifester différemment cette vie dans le monde. Notre existence sera différente, mais c’est la même vie, avec la même intensité. Le souffrant est pleinement vivant, au même titre que le jouissant. Cette philosophie introduit du doute, de la pensée, du questionnement. Ce n’est pas confortable mai…
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