Pular para o conteúdo principal

ETHNOS_APP

Início • Busca • Periódicos • Lista 0

Valeur du travail à la 3e section de l’hôpital de Villejuif

Entre thérapie et instrument disciplinaire

Dados Bibliográficos

ID19088891
AutoresVéronique Fau-Vincenti (autor correspondente)
Ano2014
Volume4
Data de publicação2014-01-01
Open AccessSim
TipoARTICLE
PeriódicoCriminocorpus revue hypermédia (JOURNAL)
Identificadores do periódicoISSN: 2108-6907 • E-ISSN: 2108-6907
EditoraOpenEdition Journals (PUBLISHER)
DOI10.4000/criminocorpus.2788
OpenAlexW194929608
IdiomaFR

Cette intervention est dédiée à l’une des modalités utilisées à l’égard des « aliénés criminels, vicieux ou difficiles ». Que ces derniers aient été internés suite à un non-lieu ou qu’ils aient été extraits provisoirement de prison pour être transférés à la 3e section de l’hôpital de Villejuif, ces aliénés criminels, ces criminels aliénés ou ces aliénés vicieux placés aux frontières des territoires médical et pénal font l’objet d’une prise en charge spécifique. À la 3e section, que le Dr Paul Abély qualifiait en 1932 de « première réalisation en France d’une idée grandiose » soit « l’alliance de la criminologie et de la médecine », le premier traitement mis en œuvre trouvera son expression dans le travail obligatoire qui « représente, à la section, le procédé idéal de discipline et de traitement et constitue la raison d’être de ce service spécial ».Adopté par les aliénistes tout au long du XIXe siècle afin de distraire leurs patients, le travail, gage thérapeutique à même de « changer la chaine vicieuse des idées » s’impose également stricto sensu comme un moyen de disciplinarisation, ici plus qu’ailleurs. Dès 1910, le Dr Henri Colin soulignait que le travail à la 3e section ne devait pas être considéré « à titre de distraction » ou « d’amusement » mais organisé également « de façon à compenser dans la plus large mesure possible, les frais occasionnés par leur assistance par la fabrication d’objets destinés à être vendus ». Astreints à travailler, les internés de la 3e section percevaient un pécule supérieur à celui des autres sections, pécule considéré par le médecin chef comme « l’un des principaux stimulants qui les encourage à bien se tenir ». Pratiqué pendant de longues décennies, le travail à la 3e section s’imposait comme un préalable nécessaire vers un retour à la vie civile en cela qu’il réinscrivait l’individu dans une perspective sociale. Parmi les nombreuses observations dont les internés font l’objet, leur aptitude au travail conditionnera nombre de sorties ainsi que le montre l’étude des dossiers d’internés, ce alors que quelques uns tenteront d’opposer des refus individuels ou collectifs au quotidien thérapeutique dans les ateliers de la 3e section et que d’autres, au contraire, verront dans les différentes activités une planche de salut offerte

Art · Humanities · Health, Medicine and Society · Historical and Scientific Studies · Psychoanalysis and Psychopathology Research

Altamente citadoNão

Ferramentas

Abrir DOIOpen Access
Ethnos_APP • Projeto Open Source • Licença MIT • Frontend v2.0.0 • Privacidade e Cookies • Documentação da API: api.ethnos.app/docs • Código da API: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17049435 • Código do Frontend: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17050053 • cruz.rio.br • Expectantes Misericordiae