S’approprier la Lune
Une histoire longue et contrariée des prospections de l’économie lunaire, aux États-Unis et au-delà
Dados Bibliográficos
| ID | 19123701 |
|---|---|
| Autores | Arnaud Saint-Martin (autor correspondente) |
| Ano | 2023 |
| Volume | 30 |
| Fascículo | 1 |
| Páginas | 169-187 |
| Data de publicação | 2023-05-24 |
| Open Access | Não |
| Tipo | ARTICLE |
| Periódico | Revue Française de Socio-Économie (JOURNAL) |
| Identificadores do periódico | ISSN: 1966-6608 • E-ISSN: 2104-3833 |
| Editora | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/rfse.030.0169 |
| OpenAlex | W4377968118 |
| Idioma | EN |
| Referências citadas | 23 |
Cet article propose de retracer l’histoire longue des tentatives de constituer la Lune et ses ressources comme biens appropriables, depuis le champ de l’astronautique états-unienne. L’objectif des avocats de la propriété dans le milieu de l’espace a consisté à contredire l’un des articles du Traité de l’espace de 1967, lequel définit les ressources et corps célestes de l’espace extra-atmosphérique comme « biens communs de l’humanité » non appropriables. Depuis les années 1970 jusqu’aux années 2010, les entrepreneurs états-uniens de l’économie de marché lunaire n’ont cessé de projeter une vision libérale – puis néolibérale – de la propriété de la Lune, en passe de s’imposer alors que le retour sur la Lune paraît plausible dans la décennie 2020 qui s’ouvre. On documentera ces vues du capitalisme spatial sans pour autant prendre au mot ni à la lettre les projets de cette économie privatisée de la Lune, car l’enthousiasme des partisans de la « colonisation » entrepreneuriale du satellite naturel de la Terre est à relativiser par le caractère encore utopique de cette entreprise
Art · Humanities · Planetary Science and Exploration · Space exploration and regulation · Space Science and Extraterrestrial Life
| Altamente citado | Não |
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