"Des "notes bleues
De la septième de dominante et de la musique en général
Dados Bibliográficos
| ID | 3099591 |
|---|---|
| Autores | Jean‐françois Baré (École des hautes études en sciences sociales, autor correspondente), Jean-François Baré |
| Ano | 2001 |
| Volume | 158-159 |
| Fascículo | 158-159 |
| Páginas | 101-124 |
| Data de publicação | 2001-01-01 |
| Peer Reviewed | Sim |
| Open Access | Sim |
| Tipo | ARTICLE |
| Periódico | L Homme (JOURNAL) |
| Identificadores do periódico | ISSN: 0439-4216 • E-ISSN: 1953-8103 |
| Editora | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/lhomme.104 |
| OpenAlex | W2088740409 |
| Idioma | EN |
Cet article souligne la relative rareté des analyses harmoniques au sujet de l'épineux problème de la spécificité du jazz, et donc de sa naissance à partir du blues. Pour le jazz, le blues s'est construit sur la cadence tonale de l'harmonie classique, mais en en isolant l'accord de septième de dominante, porteur d'une des « notes bleues » traditionnellement repérées. À partir de là, le jazz a systématisé l'utilisation d'accords dissonants et donc de passages chromatiques en ouvrant la cadence tonale et en « détrônant » progressivement l'accord de septième. Cette ouverture est implicite dès l'utilisation par le blues des trois « notes bleues ». Cependant, ni le chromatisme, ni la syncope, ni la dissonance ne sont spécifiques du jazz qui les partage avec la musique classique ; alors qu'elle ne les utilise qu'occasionnellement, le jazz les érige en principes. Il constitue certes un corpus musical spécifique, mais est pourtant utilisateur de ressources propres à la musique en général. C'est sans doute une des raisons pour lesquelles il constitue un objet anthropologique
Art · Art history · Blues · Humanities · Jazz · Cultural Identity and Heritage · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy
| Velocidade de citação | historical |
|---|---|
| Altamente citado | Não |