Pular para o conteúdo principal

ETHNOS_APP

Início • Busca • Periódicos • Lista 0

Tombouctou la mysterieuse

Dados Bibliográficos

ID8091129
AutoresFelix Dubois (autor correspondente)
Ano1897
Data de publicação1897-01-01
Open AccessSim
TipoBOOK
EditoraGroupe Flammarion (PUBLISHER • FR)
DOI10.5479/sil.374985.39088006150338
OpenAlexW654489969
IdiomaEN
Citações recebidas20

Assurément le voyage n'est pas aussi simple que celui de Nice ou d'Alger.S' étant endormi dans un wagon, au départ de Paris, on ne se réveille que six semaines plus tard dans un chalandpirogue sur le Niger.Cependant on va voir que tout n'est pas difficultés dans cette longue route, ni barbarie dans ces pays hier encore mystérieux. Un paquebot vous débarqued'abord au Sénégal, ce pays qui est nôtre depuis des siècles et que la masse du public ne connaît guère que par cette mention thermométrique inscrite entre « bains ordinaires » et « culture des vers à soie », aux environs du quarantième degré centi- grade : température du Sénégal.Toute rudimentaire qu'elle soit, cette notion n'est même pas exacte.Croiriez-vous que, des mois durant, on porte au Sénégal le pardessus, matin et soir?La moyenne de la température, à l'observatoire local, est de 24 degrés et non 40.Au surplus, de Dakar, le port de la colonie et le plus beau refuge de navires de toute l'Afrique, Ton parvient en chemin de fer à Saint-Louis, la capitale.Saluons ces 275 kilomètres de voie ferrée : ce sont les premiers l à TOMBOUCTOU LA MYSTÉRIEUSE qu'Européens aient jamais posés dans l'Afrique nègre.Ils datent de 1882.La civilisation a marqué ces terres vierges d'autres empreintes encore.A Saint-Louis et à Rufisque, place importante de commerce dans la baie de Dakar, l'électricité est installée dans les rues comme à domicile.Sous forme d'élections législatives, de municipalités et d'un conseil général, le suffrage universel sévit, ainsi que le pari mutuel et les courses de chevaux.Pour monter au Soudan, on trouve le long des quais de Saint-Louis des petits vapeurs qui font un service régu- lier deux fois par mois.A bord, aménagement confortable, chère parfaite et poker au salon tout, comme sur un grand paquebot qui se respecte.Et pendant huit jours se déroulent, indécises et monotones, les rives du fleuve Sénégal.Un beau matin on s'amarre au pied d un gros arbre sur une berge déchiquetée.Nous sommes à Kayes, port et capitale actuelle du Soudan.Un coin de pestilence.C'est la solution de ce problème difficile : être à la fois une ville au milieu d'un marécage et un marécage au milieu d'une ville.Cette façon anormale de bâtir une cité fait croire un instant que Ton est arrivé au bout du monde.Mais on se ressaisit bientôt en voyant courir des fils télégraphiques à travers les rues et en enten- dant le sifflet des locomotives.En effet, une voie ferréela ligne du Sénégal au Nigerfait ici suite à la ligne de navigation fluviale, et un jour elle conduira le voyageur droit à Bammakou, si bien que l'on pourra se rendre, en une quinzaine, de Paris au Niger.Pour l'heure, le rail ne court que sur environ 175 des 550 kilomètres qui séparent Kayes de Bammakou.La ligne va d'abord à Bafoulabé.Sur ces 130 premiers kilomètres, elle est dans un état normal et ouverte à l'exploitation commerciale.C'est un chemin de fer légèrement réduit, d'un mètre de largeur de voie, ainsi qu'en France certains che- mins de fer d'intérêt local.Le génie militaire a charge de son entretien et de son administration : les trains arrivent à ses deux extrémités avec une ponctualité remarquable.Le seul tort de la ligne est de s'arrêter à Bafoulabé, où confluent le Bafing et le Bakoy pour former le Sénégal.De là, jusqu'au 175 e kilomètre, à Dioubéba, il faut provisoirement se con- tenter d'un Decauville.UNE GARE.Le voyageur depuis son départ de Paris a donc usé des moyens de locomotion les plus variés, qui ont été en dimi- nuant comme confort et surtout comme rapidité.Le voici maintenant en face du plus simple de tous : la route, et j'ajoute aussitôt : la route africaine, c'est-à-dire quelque chose de vague, qui n'a de commun avec la route d'Europe qu'un tracé droit, pour qui les nivellements, les empierrements, un sol stable, et la plupart du temps même les ponts, sont totalement inconnus.Et alors seulement l'âme du voyageur africain tressaille et entre en liesse.Une autre vie va enfin commencer, pour lui la seule, la vraie, la vie de brousse.. Mais je laisse ba- varder mon carnet de voyage : (( A Dioubéba, ma caravane qui avait pris les devants, -------, !i l> ~~" ^~W S. ^W^-^-^W^^^V^N^N

African Studies and Ethnography · Computer Science · Cultural Identity and Heritage · New Caledonia Indigenous Studies

  • The nineteenth-century jihads in West Africa

    Open Access•Mervyn Hiskett•Cambridge History of Africa•1977

  • Le Maouloud de Djenné

    Open Access•Gilles Holder, Emmanuelle Olivier•Le Mali contemporain•2014

  • The Invention of the Maghreb

    Open Access•A Hannoum•Invention of the Maghreb•2021

  • Luttes souverainistes et urgence d’un tournant épistémique africain

    Jean-Louis Fernandez, Diakité Aboubacar Sidik•Afrique en mouvement•2025

  • A propaganda document in support of the 19th century Caliphate of Ḥamdallāhi

    Open Access•Mauro Nobili•Afriques•2016

  • Sultan, Caliph, and the Renewer of the Faith

    Open Access•Mauro Nobili•Sultan, Caliph, and the Renewer…•2020

  • L’imagerie touarègue entre littérature savante et littérature populaire

    Open Access•Paul Pandolfi•L Année du Maghreb•2011

  • Christianity and Islam among the Mossi1

    Open Access•Elliott P Skinner•American Anthropologist•1958

  • Labour Migration and its Relationship to Socio-Cultural Change in Mossi Society

    Open Access•Elliott P Skinner•Africa•1960

  • The urban systems of medieval Mali

    Open Access•Christopher Winters•Journal of Historical Geography•1981

  • The Process of Urbanization in Africa (From the Origins to the Beginning of Independence)

    C Coquery-Vidrovitch•African Studies Review•1991

  • The Cowrie Currencies of West Africa Part II

    Open Access•Marion Johnson•The Journal of African History•1970

  • Long distance trade and production

    Open Access•Richard Roberts•The Journal of African History•1980

  • Archers, Musketeers, and Mosquitoes

    Open Access•Lansine Kaba•The Journal of African History•1981

  • The Decivilizing Mission

    Owen White•French Historical Studies•2004

  • La cité comme statut politique

    Gilles Holder•Journal des africanistes•2004

  • This blessed city

    Open Access•Susan Keech Mcintosh, Chet Cain et al.•Azania Archaeological Research in…•2025

  • Djenné, « la ville aux 313 saints

    Open Access•Gilles Holder•Cahiers d études africaines•2012

  • Political Clientelism and Ethnicity in Tropical Africa

    Open Access•René Lemarchand•American Political Science Review•1972

  • L'œuvre de l'historien américain Richard Roberts sur le Soudan français

    Open Access•J P Colleyn, Jean-Paul Colleyn•Cahiers d études africaines•2024

Obras citantes distintas20
Citações por ano0,29
Intervalo de citações1958 - 2025 (68)
Velocidade de citaçãorecent
Altamente citadoNão
Tipos de citaçãoNeutras: 20
Ethnos_APP • Projeto Open Source • Licença MIT • Frontend v2.0.0 • Privacidade e Cookies • Documentação da API: api.ethnos.app/docs • Código da API: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17049435 • Código do Frontend: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17050053 • cruz.rio.br • Expectantes Misericordiae