Les écoles d’Ontario ou le dilemme des conservateurs québécois
Confrontation des principes nationalistes et de la réalité politique
Bibliographic Data
| ID | 10445434 |
|---|---|
| Authors | Nelson Michaud (Université Laval, corresponding author) |
| Year | 2008 |
| Volume | 49 |
| Issue | 3 |
| Pages | 395-417 |
| Publication date | 2008-08-26 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue d histoire de l Amérique française (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2357 • E-ISSN: 1492-1383 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/305448ar |
| OpenAlex | W2025743048 |
| Language | FR |
1916 : le premier ministre canadien Robert Laird Borden reçoit la demande pressante des Franco-Ontariens d'intervenir en vue de protéger leurs droits culturels et linguistiques menacés par la loi adoptée par la législature de Queen's Park et basée sur le fameux Règlement XVII promulgué en 1912. Le chef du gouvernement canadien se trouve alors devant un double dilemme : il doit à la fois évaluer la question sur un plan légaliste — l'intervention fédérale sur une question de juridiction provinciale — et composer avec un Cabinet où siègent des ministres francophones pour la plupart élus sous la bannière nationaliste. Leur credo essentiellement autonomiste cherche à faire du Canada un pays émancipé au sein de l'Empire, mais surtout à affirmer le caractère bi-ethnique de la nation; les défenseurs du nouveau Canada se disent alors « fidèles à l'esprit de Macdonald et de Cartier ». Face à la menace d'assimilation ressentie par leurs compatriotes d'outre-Outaouais, que feront ces députés-ministres conservateurs-nationalistes qui ont accédé au Cabinet Borden? Tenteront-ils d'intervenir dans le dossier malgré le fait qu'il s'agisse d'une question de juridiction exclusivement provinciale? Quelle attitude prendra le chef du gouvernement? La réponse à ces questions nous est ici révélée sous un jour inédit grâce à l'analyse des papiers personnels oubliés de l'un des acteurs de premier plan dans ce débat, le ministre Ésioff-Léon Patenaude. Plus de soixante-quinze ans plus tard, ces papiers nous livrent les éléments de compréhension nécessaires à une interprétation renouvelée de l'intervention potentielle du gouvernement fédéral dans la solution d'un problème qui a profondément marqué les Franco-Ontariens
Humanities · Political science · Canadian Identity and History · Education, sociology, and vocational training · Philosophy · Social Sciences and Governance
| Highly cited | No |
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