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Biographie d’un monument mégalithique du Néolithique moyen sur la côte sauvage de Quiberon dans le Morbihan

Bibliographic Data

ID11408456
AuthorsSandra Sicard (0009-0002-8081-2035, corresponding author), D Barbier, Verane Brisotto, Marie-France Dietsch-Sellami, Gwenaëlle Hamon (0000-0001-9833-8621), Carole Vissac
Year2022
Volume119
Issue2
Pages259-294
Publication date2022-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueBulletin de la Société préhistorique française (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0249-7638 • E-ISSN: 1760-7361
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/bspf.2022.15327
OpenAlexW7135025936
LanguageFR

Plusieurs opérations d’archéologie préventive réalisées entre 2016 et 2019, dans le village du Manémeur sur la côte Sauvage de Quiberon, ont conduit à la (re)découverte des derniers vestiges d’un ensemble mégalithique néolithique dont l’état de dégradation très avancé a fait disparaître la quasi-totalité de l’élévation. Malgré cela, la fouille a constitué une opportunité unique sur le littoral morbihannais d’étudier les structures de base et les fondations d’un monument de ce type, mettant en évidence des cloisonnements internes au cairn et des niveaux de préparation destinés à recevoir les dallages des espaces internes. Il s’agit d’un cairn incluant deux dolmens à chambres quadrangulaires et à couloirs assez longs, parallèles et s’ouvrant au sud-est. Les plans partiels des espaces sépulcraux ont pu être restitués et les niveaux de circulation identifiés grâce aux dallages des sols, mégalithique pour celui de la chambre du dolmen 1. La chambre du dolmen 2 prend appui contre le parement de la chambre du dolmen 1, impliquant l’antériorité de ce dernier. Le substrat sous-jacent au monument mis à nu en fin de fouille a révélé des traces d’extraction de grandes dalles préalablement à l’érection de ce dernier. L’étude micromorphologique a montré que les terres qui recouvraient le substrat avaient été en grande partie remaniées, très probablement raclées pour permettre l’extraction puis réétalées avant la construction. Le mobilier archéologique associé, assez abondant, a permis d’attribuer le dolmen 1 à la fin du Néolithique moyen II, ce que confirment les datations radiocarbone. Le dolmen 2, moins riche, a livré un mobilier plus mélangé, dont l’essentiel oriente vers une attribution au début du Néolithique récent. Exclusivement découverts sous les niveaux de sol du monument, ces mobiliers céramique et lithique ont une répartition spatiale très inégale qui ne semble pas fortuite et résulte très probablement d’une mise en scène. De la même façon, les études environnementales ont révélé la présence de plantain, Plantago lanceolata pour la carpologie et Plantago coronopus pour la palynologie, dont les très fortes concentrations plaident pour un épandage anthropique. Ces vestiges et leur disposition dans et en dehors de l’espace funéraire témoignent de dépôts associés à la fondation du monument

Beaker · Kingdom · Sixth century · Archaeology and ancient environmental studies · Pleistocene-Era Hominins and Archaeology

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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