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Mithradates VI. Eupator von Pontos. Der letzte große Monarch der hellenistischen Welt und sein Scheitern an der römischen Macht

Bibliographic Data

ID11729472
AuthorsKarl Ströbel (corresponding author)
Year1996
Volume21
Issue1
Pages55-94
Publication date1996-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueKtèma civilisations de l Orient de la Grèce et de Rome antiques (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0221-5896 • E-ISSN: 2802-1401
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/ktema.1996.2156
OpenAlexW3191020767
LanguageDE

Jusqu’en 89, voire jusqu’en 88, Mithridate VI suit une politique conforme à celle de son père Mithridate V, qui respecte les structures politiques du monde hellénistique tardif. Il a donc évité le conflit avec Rome et, au début de 89, s’est encore incliné devant le sénat. La première phase de la première guerre de Mithridate (en 89) fut un acte de défense légitime contre l’agression bithynienne, à laquelle les responsables romains ont pris part sans autorisation formelle du sénat. Ce n’est qu’avec l’attaque de la province romaine d’Asie et le massacre d’Ephèse ainsi qu’avec l’extension à la Grèce du théâtre des opérations que M. a abandonné sa ligne politique traditionnelle. On ne saurait assurer qu’il a longuement préparé une guerre contre Rome. Au contraire les tendances agressives de Nicomède IV de Bithynie sont manifestes. M. a agi dans le cadre de la situation qui régnait dans le monde hellénistique depuis la paix d’Apamée. Celle-ci déterminait évidemment son appréciation de l’adversaire romain. Incontestable est cependant l’erreur de jugement qui amène M. en 88 à la rupture irrémédiable avec Rome. La réplique de celle-ci a été retardée par la guerre civile et même interrompue par la paix syllanienne de Dardanos. Mais, la paix n’ayant pas été ratifiée, la reprise de la guerre n’est qu’une question de temps. La deuxième guerre de Mithridate en est l’épilogue. Au plus tard en 78 la reprise de la guerre était prévisible ; M. se prépare donc au combat. La mort de Nicomède IV, l’établissement de la province romaine de Bithynie et, en 74, l’envoi en Asie mineure des deux consuls en exercice, qui équivalent en fait à une déclaration de guerre, font réagir M., qui lance une attaque préventive. Jusqu’en 80, comme déjà en 90-89, il s’était efforcé d’éviter une confrontation avec Rome. Après 78, il n’a plus le choix, et, en 74-73, la question n’es plus que savoir qui des deux déclenchera les hostilités

Art · Humanities · Ancient Mediterranean Archaeology and History · Byzantine Studies and History · Classical Antiquity Studies · Philosophy

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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