Les populations des Balkans depuis 1990
Aspects géographiques de la crise
Bibliographic Data
| ID | 11757206 |
|---|---|
| Authors | Olivier Deslondes (Lyon 1 Université, corresponding author) |
| Year | 2004 |
| Volume | 2004/3 |
| Pages | 487-498 |
| Publication date | 2004-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Espace populations sociétés (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0755-7809 • E-ISSN: 2104-3752 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/eps.336 |
| OpenAlex | W324001244 |
| Language | FR |
La catastrophe démographique qui frappe une grande partie des Balkans, préparée par la baisse de la fécondité et précipitée par les crises de la « transition » post-socialiste, revêt aussi une dimension spatiale : au-delà de l’opposition entre pays d’accueil (Grèce, Slovénie) et pays de départ, l’exception albanaise résiste au sein du second groupe, grâce à la lenteur de sa transition démographique, face aux pays danubiens en situation critique. Exception ethno-culturelle ou expression du sous-développement ? Réservoir d’hommes, mais pour combien de temps ? Les régions de peuplement albanais sont au coeur de la question démographique et politique.Considérée à l’échelle locale, l’émigration, difficile à mesurer, bouleverse la répartition du peuplement et des activités. Elle déleste les espaces ruraux attardés du trop-plein qu’y avaient maintenu les utopies communistes de valorisation systématique, tandis que la croissance des principales villes explose, alimentée par les remises des émigrés, et qu’en sens contraire les moins entreprenants se replient sur leur village et leur lopin de terre. Si soudains qu’ils soient, ces phénomènes ne semblent pas relever de causes accidentelles mais de mécanismes plus généraux en Grèce, pays de départ devenu pays de retour puis d’accueil, où l’espace rural profond présente à nouveau des signes de dynamisme
Art · Humanities · Political science · China's Global Influence and Migration
| Highly cited | No |
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