Le Comptoir national d'escompte de Paris, une banque impériale (1848-1940)
Bibliographic Data
| ID | 11795408 |
|---|---|
| Authors | Hubert Bonin (corresponding author) |
| Year | 1991 |
| Volume | 78 |
| Issue | 293 |
| Pages | 477-497 |
| Publication date | 1991-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue française d histoire d outre-mer (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0300-9513 • E-ISSN: 2419-4522 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/outre.1991.2933 |
| OpenAlex | W2059519004 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
L'historiographie enrichit la problématique de l'intervention des entreprises dans le monde colonial : au-delà de l'association aux visées collectives de la puissance impérialiste nationale, on peut insérer l'action outre-mer des firmes dans une logique de stratégie d'affaires. Loin de se complaire dans le seul rayonnement colonialiste, la banque qu'est le C.N.E.P. place son activité outre-mer dans le cadre d'un métier spécifique, le financement des échanges en cherchant à s'insérer à toutes les étapes de plusieurs filières par produits (coton, huile, laine, arachides, produits tropicaux, etc.) : ventes de demi-gros et du négoce en métropole, maisons de négoce portuaires, firmes d'import-export sur les places outre-mer, afin de suivre un produit d'un bout à l'autre de son traitement. L'implantation outre-mer est ainsi d'abord une logique de filière, en particulier en Egypte, en Inde, comme d'ailleurs aux États-Unis ou en Argentine. C'est donc en approfondissant cette logique de filière que le C.N.E.P. cherche aussi à acquérir une stature de « banque coloniale », en participant au financement des échanges de Madagascar, de la Tunisie et, par le biais de la B.A.O., en Afrique noire
Art · Humanities · Political science · African history and culture studies · Global Maritime and Colonial Histories · Political and Social Issues
| Citations per year | 0.08 |
|---|---|
| Citation span | 2014 - 2014 (1) |
| Highly cited | No |