Le Plan d’une Université
Une ouverture à demi-mot
Bibliographic Data
| ID | 12108661 |
|---|---|
| Authors | Michèle Chabanon (corresponding author) |
| Year | 2003 |
| Issue | 35 |
| Pages | 41-60 |
| Publication date | 2003-10-15 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Recherches sur Diderot et sur l Encyclopédie (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0769-0886 • E-ISSN: 1955-2416 |
| Publisher | Aux amateurs de livres (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.4000/rde.165 |
| OpenAlex | W1999978863 |
| Language | FR |
Dans une lettre à Grimm de 1776, Diderot recommande à ses lecteurs, et en particulier à Catherine II, d'entendre son « Plan d'une Université pour le gouvernement de Russie », à « demi-mot », comme si l'ambition et le but de ce texte de commande ne pouvaient se réduire à son objet déclaré : l'organisation de l'Université russe. C'est cette ambiguïté, renforcée par le « J'obéis donc » des premières pages du texte, que cet article analyse, en proposant une relecture de la préface du Plan. Au-delà de l'hymne à l'instruction et à la dynamique historique du savoir, que l'on a généralement retenu, l'espace théorique des « vérités » philosophiques, anthropologiques, politiques, dans lequel se développe le texte de Diderot, souligne le lien fort qui unit un système d'instruction généralisée à la législation politique qui l'organise et en assure l'efficacité. Élément constitutif d'une « science des mœurs », dont l'élaboration renvoie aux autres écrits russes, à l'Histoire des deux Indes, ou à la Réfutation d'Helvétius, l'instruction apparaît non seulement comme une condition d'accès à la civilisation, mais aussi comme un marqueur symbolique de la moralité individuelle et collective
Art · Humanities · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy · Rousseau and Enlightenment Thought
| Highly cited | No |
|---|