Droit naturel et histoire dans la philosophie de Diderot
Bibliographic Data
| ID | 12109048 |
|---|---|
| Authors | Eliane Martin-Haag (corresponding author) |
| Year | 1999 |
| Issue | 26 |
| Publication date | 1999-04-15 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Recherches sur Diderot et sur l Encyclopédie (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0769-0886 • E-ISSN: 1955-2416 |
| Publisher | Aux amateurs de livres (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.4000/rde.1071 |
| OpenAlex | W1984277968 |
| Language | FR |
Parce qu'il glisse du concept de nature à celui de matière vivante et animée, à l'intérieur d'une philosophie qui refuse tout recours à la finalité, Diderot ne peut que faire coïncider le droit naturel avec le fait du devenir, tel qu'il est découvert et construit par les philosophies « rationnelles » et « expérimentales » de son temps. Dès lors, la contradiction qu'il ne cesse de dénoncer, entre le code naturel, d'une part, les « codes civil et religieux », d'autre part, se ramène à l'opposition du droit individuel et collectif à construire l'histoire, et d'une civilisation qui impose aux hommes l'idéal du repos, du renoncement, de l'ascétisme moral ou intellectuel, voire de l'obéissance passive. Dans le cadre de cet article, nous nous sommes bornés à étudier cette opposition sur le plan de l'histoire de la connaissance, les « génies » devenant exemplaires de la capacité de l'homme à résister au despotisme des codes civil et religieux, de telle sorte que Diderot invente, avec Nietzsche, une histoire monumentale des génies, histoire qui est au service de la vie, et qui préserve la possibilité d'un perfectionnement humain ou d'un devenir ascendant de la rationalité. Dans cette perspective, on peut désormais comprendre que le génie ne saurait être évalué à travers l'opposition unilatérale du bien et du mal, ou du vrai et du faux
Humanities · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Philosophy · Rousseau and Enlightenment Thought
| Highly cited | No |
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