La reconstruction séculière du droit islamique
La Haute Cour constitutionnelle égyptienne et la « bataille du voile » dans les écoles publiques
Bibliographic Data
| ID | 12109504 |
|---|---|
| Authors | Kilian Bälz (corresponding author) |
| Translators | Baudouin Dupret (0000-0003-1507-6369) |
| Year | 1998 |
| Volume | 39 |
| Issue | 1 |
| Pages | 277-291 |
| Publication date | 1998-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Droit et société (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0769-3362 • E-ISSN: 1969-6973 |
| Publisher | LGDJ (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.3406/dreso.1998.1437 |
| OpenAlex | W2330023220 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
À première vue, l'article 2 de la Constitution égyptienne, qui fait des principes de la sharîʻa la source principale de la législation, peut sembler paradoxal : d'une part, le droit positif égyptien, c'est-à-dire un corpus juridique voté par le législateur égyptien selon une procédure définie ; de l'autre, la sharîʻa, c'est-à-dire un corpus iuris consistant dans les écrits juridiques des juristes musulmans (fuqahâ') se référant à l'islam pour légitimer leur travail. Dans cet article, l'analyse du raisonnement juridique suivi par la Haute Cour constitutionnelle égyptienne, dans son arrêt portant sur le voile, sert de support à un questionnement théorique qui, s'inspirant des travaux de Teubner, cherche à apporter une réponse à ce paradoxe. Cette décision constitue l'illustration parfaite du combat pour la défense de l'autonomie de l'ordre juridique séculier, la Cour veillant à asseoir son pouvoir d'interprétation du droit islamique : tout en reconnaissant formellement l'autorité des règles de ce droit, elle se réserve en fait l'exclusivité de sa « substantialisation »
Humanities · Political science · African Studies and Geopolitics · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · Philosophy
| Citations per year | 0.04 |
|---|---|
| Citation span | 1999 - 1999 (1) |
| Highly cited | No |