Mobilisations ouvrières et syndicalisme indépendant en Égypte après le soulèvement de 2011
Bibliographic Data
| ID | 12490652 |
|---|---|
| Authors | Françoise Clément |
| Year | 2020 |
| Volume | 114 |
| Issue | 3 |
| Pages | 191-207 |
| Publication date | 2020-10-12 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Confluences Méditerranée (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1148-2664 • E-ISSN: 2102-5991 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/come.114.0191 |
| OpenAlex | W3125967810 |
| Language | FR |
De 2011 à 2014, les pouvoirs successifs - Conseil Suprême des Forces Armées, Présidents Morsi puis Sissi - ont œuvré à faire cesser les grèves, limiter l’influence des nouveaux syndicats indépendants et réduire les droits des salariés, particulièrement dans les entreprises passées sous contrôle de l’Armée. Ils ont également réprimé les militants et avocats défendant les salariés. Grâce aux aides suivant sa dévaluation de moitié de la Livre en 2016 et à sa gestion pragmatique des émeutes dues aux hausses de prix, Sissi a pu contenir la grogne sociale. L’échec relatif des syndicats indépendants peut être recherché tant dans la division entre leaders concurrents que dans le chantage à l’union sacrée, exigée par l’Armée comme par les Frères, au nom du respect des martyrs et de la reprise économique. Plus profondément, la « révolution » de 2011 n’a pas ébranlé le paternalisme du Pacte social hérité du Nassérisme : le travail restant dévalorisé, ses organisations doivent servir la société avant les travailleurs
Art · Humanities · Political science · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · North African History and Literature · Political and Social Issues
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |