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La Finul en question

Bibliographic Data

ID12499782
AuthorsLouis-Jean Duclos (corresponding author)
Year1986
Volume114
Issue4
Pages84-98
Publication date1986-01-04
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueMaghreb - Machrek (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 1241-5294 • E-ISSN: 2271-6815
PublisherCAIRN (PUBLISHER)
DOI10.3917/machr1.114.0084
OpenAlexW4301646784
LanguageEN

Distribution électronique Cairn.infopour La Documentation française.Distribution électronique Cairn.infopour La Documentation française.La reproduction ou représentation de cet article, notamment par photocopie, n'est autorisée que dans les limites des conditions générales d'utilisation du site ou, le cas échéant, des conditions générales de la licence souscrite par votre établissement.Toute autre reproduction ou représentation, en tout ou partie, sous quelque forme et de quelque manière que ce soit, est interdite sauf accord préalable et écrit de l'éditeur, en dehors des cas prévus par la législation en vigueur en France.Il est précisé que son stockage dans une base de données est également interdit.Article disponible en ligne à l'adresse Article disponible en ligne à l'adresse https://www.cairn.info/revue-maghreb-machrek1-1986-4-page-84.htmDécouvrir le sommaire de ce numéro, suivre la revue par email, s'abonner... Flashez ce QR Code pour accéder à la page de ce numéro sur Cairn.info. Documents La FINUL en questionLa première invasion israélienne du Liban remonte au 14 mars 1978.En six jours, les troupes de Jérusalem s'avancent jusqu'au Litani et occupent un nouveau territoire arabe de 1 100 kmz, dont la ville de Tyr et les camps palestiniens limitrophes.Il parut alors difficile aux grandes puissances de ne pas réagir à l'instauration d'une situation qui contre venait gravement à l'ordre international dont par ailleurs elles prétendent être les gardiennes (art.24 de la Charte des Nations unies).Aussi bien, sollicitées d'intervenir sur requête du gouvernement libanais au Conseil de Sécurité, s'ingénièrent-elles à s'accorder sur une formule de compromis qui, pour éviter le double écueil des vetos américain ou soviétique, ne serait pas contraignante pour Israël, mais donnerait néanmoins une satisfaction formelle aux Arabes en retenant le principe du retrait des forces israéliennes.Telles sont les préoccupations auxquelles répondent les résolutions 425 et 426 du Conseil de Sécurité des Nations unies (CS/ONU) du 19 mars 1978, votées par l' unanimité des membres moins l'Union soviétique et un satellite.La première, présentée par les Etats-Unis, posait le principe d'une Force intérimaire des Nations unies au Liban (FINUL), la seconde, proposée par la Grande-Bretagne, adoptait un rapport du Secrétaire général (SG/ONU) fixant les modalités de sa mise en oeuvre (Doc .A et B).Sur la définition de la mission de cette " Force »,on peut formuler trois observations, qui valent encore aujourd'hui :1) au regard du retrait des forces israéliennes, qu'elle avait à • confirmer », la FINUL n'avait qu 'une mission de constat ; 2) lui fixer comme objectif un " rétablissement de la paix et de la sécurité » en l'assortissant de l'interdiction de toute coercition relève du domaine de la fiction ; 3) la restauration de l'autorité du gouvernement libanais, à laquelle la FI NUL devait apporter son aide sur le terrain, n'était concevable que si un répit des pressions israéliennes à Beyrouth permettait à la composante chrétienne de l'Etat libanais de recouvrer un peu de légitimité nationale ; mais on pouvait s' attendre de la part d'Israël à une opposition déterminée au rétablissement à proximité des frontières d'un régime qui échapperait à son contrôle.C'est ainsi qu 'en vertu d'un accord réaliste passé avec les forces prévalant en fait dans le sud du Liban , la FINUL convint, avec I'OLP, d'exclure le nord du Litani et la poche de Tyr de son théâtre d'opérations, et, avec les Israéliens, de ne pas empiéter sur l'enclave ch rétienne frontalière (fief de l'Armée du Liban-Sud, du général Lahad) qu 'ils contrôlaient, à l'exclusion du site de Naqoura où était installé le Q.G. de la Force.Cependant, malgré -ou à cause de-ce mandat en trompe-l 'oeil sur une zone délibérément doublement tronquée, la FI NUL, occupant plus de 200 positions, s'est maintenue jusq u' à nos jou rs (voir aperçu ch ronologique ci-dessous et carte jointe) au prix de pertes somme toute lim itées, sinon à la satisfaction générale, du moins avec la tolérance des plus réticents et ce, en dépit de ses maigres résu ltats.Ses effectifs ont été portés de 4 000 à l'origine à près de 6 000, dont près de 1 400 Français, en août 1986 (Doc.C) .En septembre, ses pertes s'évaluaien t à 131 tués, dont 22 Français.Généralement de six mois en six mois, le mandat de la Force est reconduit sans que quiconque se fasse d'illusion sur la réalisation de l'objectif assigné : les forces israéliennes restent présentes dans l'enclave frontalière des milices d'Antoine Lahad , et interviennent à volonté où et quand bon leur semble ; la paix et la sécurité n'ont pas été rétablies et Palestin iens, chrétiens, chi'ites de Ama l ou du Hizbollah s'affrontent tou r à tou r; l'autorité du gouvernement libanais n'a jamais été aussi fantomatique

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