Le néogothique vu du château
Bibliographic Data
| ID | 12505484 |
|---|---|
| Authors | Eric Mension-Rigau (Sorbonne Université, corresponding author) |
| Year | 2005 |
| Volume | 20 |
| Issue | 2 |
| Pages | 103-109 |
| Publication date | 2005-09-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Sociétés & Représentations (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1262-2966 • E-ISSN: 2104-404X |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/sr.020.0103 |
| OpenAlex | W2002407507 |
| Language | FR |
Pourquoi l’aristocratie française a-t-elle manifesté tant d’intérêt pour les styles « néo », et en particulier le néogothique, au xix e siècle ? Son attitude, certes, s’inscrit dans un phénomène européen : l’attrait romantique pour le Moyen Âge, qui a largement contribué, en France, en Angleterre, dans le monde germanique, à sauver de la ruine définitive d’importants édifices médiévaux, civils ou religieux. Mais trois raisons – observées au cours d’une étude menée sur une œuvre charitable, l’Œuvre des campagnes, née en 1857, qui constitue la dernière tentative de la noblesse française pour rechristianiser les campagnes par l’action conjuguée des prêtres et des châtelains – paraissent plus spécifiques à la France : le rejet du xviii e siècle, condamné radicalement, dans la lignée de Maistre et de Bonald ; la nostalgie d’une France peuplée de foules chrétiennes et bâtissant des cathédrales ; la volonté de réaffirmer la fonction symbolique du château et de renouer avec la chaîne des temps, en exaltant en particulier le souvenir de la chevalerie et des croisades
Art · Humanities · Historical Art and Culture Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Highly cited | No |
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