Many Men Are Good Judges in Their Own Case
Restorative Justice and the Nemo Iudex Principle in Anglo-American Law
Bibliographic Data
| ID | 12511808 |
|---|---|
| Authors | Jennifer M Page (0000-0002-7326-6243, corresponding author) |
| Year | 2015 |
| Volume | 59 |
| Issue | 3 |
| Pages | 91-107 |
| Publication date | 2015-10-14 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Raisons politiques (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1291-1941 • E-ISSN: 1950-6708 |
| Publisher | Presses de Sciences Po (PUBLISHER • FR) |
| DOI | 10.3917/rai.059.0091 |
| OpenAlex | W2214975618 |
| Language | EN |
Le principe du nemo iudex in causa sua (« nul n’est juge en sa propre cause ») occupe unrôle central dans la théorie contractualiste de John Locke : l’État est pénalement justifié en grande partie à cause du besoin humain pour l’existence d’un système pénal impartial. Dans la pratique judiciaire anglo-américaine, la valeur de l’impartialité est acceptée de manière non critique. Par ailleurs, ceux qui soutiennent la justice restaurative font souvent référence au droit qu’a la victime d’avoir sa voix entendue dans le procès pénal, sans prendre en compte la pertinence morale de l’impartialité. Cet article conteste la centralité de l’impartialité en matière de justice pénale et affirme que cette dernière conduit à un cadre institutionnel non adéquat depuis une perspective de psychologie morale. Bien que les partisans de la justice restaurative ne prennent pas une position principielle lorsqu’il s’agit de rejeter la valeur de l’impartialité et le principe du nemo iudex, les pratiques de justice qu’ils encouragent supposent que la victime soit juge en sa propre cause
Economic Justice · Ethnology · Humanities · Political science · Sociology · Criminal Justice and Corrections Analysis · Free Will and Agency · Law · Law in Society and Culture · Philosophy
| Highly cited | No |
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