Accueils et écueils identitaires-communautaires en France post-coloniale
« Ils disent que je suis sépharade … . »1
Bibliographic Data
| ID | 12879255 |
|---|---|
| Authors | Solange M Guénoun (corresponding author) |
| Year | 2007 |
| Volume | 11 |
| Issue | 2 |
| Pages | 217-230 |
| Publication date | 2007-04-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Contemporary French and Francophone Studies (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1740-9292 • E-ISSN: 1740-9306 |
| Publisher | Routledge (PUBLISHER • GB) |
| DOI | 10.1080/17409290701248872 |
| OpenAlex | W2057375111 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
| References cited | 5 |
Click to increase image sizeClick to decrease image size Notes Notes 1 En écho au Ils disent que je suis une beurette titre d'un ouvrage de Soraya Nini. 2 Pour Benjamin Stora, historien de la guerre d'Algérie et du nationalisme algérien qui vient de publier un ouvrage sur les Juifs d'Algérie, Les trois exils. Juifs d'Algérie, le nom « Séfarades » appliqué aux Juifs d'Afrique du Nord n'est guère pertinent du temps de la colonisation, qui ne connaît au fond que des « indigènes » (musulmans ou juifs), des Français, et d'autres nationalités étrangères. 3 Voir Edgar Morin, Vidal et les siens et Le monde moderne et la question juive ; Esther Benbassa et Aron Rodrigue, Histoire des Juifs Sépharades. De Tolède à Salonique. 4 Voir Shmuel Trigano et Raphaël Draï. 5 Les quelques données fiables se trouvent sous la plume de journalistes comme Cécilia Gabizon et Johan Weisz, dans OPA sur les Juifs de France. Enquête sur un exode programmé, 2000-2005. 6 Ainsi, à Jean-Christophe Attias qui lui fait remarquer l'ironie qu'il y a à présenter « les Judéo-Espagnols comme les plus ashkénazes des Sépharades » comme elle le fait, Esther Benbassa répond sérieusement : « je me sens juive d'abord parce que je me sens judéo-espagnole. Je parle le judéo-espagnol, et j'ai bien conscience d'être sépharade d'une autre manière que les Juifs d'Afrique du Nord, ce qui n'implique nulle hiérarchie. Mais je porte le nom de Benbassa qui pourrait passer pour un patronyme d'Afrique du Nord, alors qu'il ne l'est nullement. Et face à l'injustice du regard souvent porté sur l'ensemble du groupe et sur moi, je me solidarise avec tous" (Les Juifs ont-ils un avenir ? 122-23). 7 Comme le rappelle Haïm Zafrani, « Au Maroc (et en Tunisie dans une moindre mesure), pays de protectorat, déracinement et assimilation ne concernent qu'une fraction infiniment réduite de la société juive, celle qui, dans les grandes métropoles, est faite de quelques familles, privilégiées de tout temps, dont les enfants ont pu accéder à un enseignement d'un haut niveau, après celui, élémentaire donné dans les écoles de l'Alliance israélite universelle (institution française établie dans le pays avant le protectorat), puis à des situations confortables dans l'économie et les professions libérales ». « Les Juifs au Maghreb, une histoire deux fois millénaire », (Lacoste 152). 8 Michael Robert Shurkin souligne l'activisme spécifique et original des Français juifs d'origine nord-africaine, non-affiliés religieusement mais qui revendiquent leur judéité. 9 Cette communauté est par ailleurs fort bien étudiée comme dans les travaux de Mikhael Elbaz, Yolande Cohen-Berdugo et Lévy J. Joseph. 10 Ce terme emprunté à Gérard Huber (65), formé sur l'arabe « Yahoud » pour « Juif », me semble plus adéquat à la situation actuelle. 11 Pour le statut de « dhimmi » qui impose la supériorité de l'islam, et les discriminations qui s'ensuivent, voir Bat Ye'or, Juifs et chrétiens sous l'Islam, les dhimmis face au défi intégriste. 12 Voir Isabelle Bournier et Marc Pottier, Paroles d'Indigènes. Les soldats oubliés de la Seconde Guerre mondiale. 13 Ce film a obtenu en 2006 à Cannes le Prix collectif d'interprétation masculine, et distingué les performances de Roschdy Zem, Sami Bouajila, Samy Naceri, et Jamel Debbouze. Voir l'enquête sur une page centrale double consacrée par Le Monde du 27 septembre 2006 à « La galaxie Jamel » p. 20-21, et en couverture du Nouvel Observateur du 29 septembre 2006, en « nouveau soldat de la République » ou encore le dossier consacré aux « Indigènes : soldats d'Afrique » de la revue Historia, d'octobre 2006. Au journal Libération qui avait écrit que ce film avait récompensé les « beurs », Naceri répond « Nous, on est des Maghrébins. Le beur n'existe pas » et Debbouze malicieusement enchaîne « On est d'origine acteur, pas d'origine maghrébine » ! 14 Voir Esther Benbassa, « La concurrence des victimes ». 15 Voir Esther Benbassa, La République face à ses minorités. Les Juifs hier, les Musulmans aujourd'hui. 16 Voir Gil Anidjar, The Jew, the Arab : A History of the Enemy. 17 Voir Esther Benbassa et Jean-Christophe Attias (dir.), Juifs et musulmans. Une histoire à partager, un dialogue à construire. 18 Voir Shmuel Trigano, La démission de la République. Juifs et musulmans en France ; E. Brenner, Les territoires perdus de la République. Antisémitisme, racisme, sexisme en milieu scolaire. 19 Un documentaire récent qui fait partie d'un projet « éducatif » américain a fait de ce million de Juifs, des Forgotten Refugees. C'est le David Project Center for Jewish Leadership, lié à la World Organization for Jews from Arab Countries (WOJAC) et à la Justice for Jews from Arab Countries
Art · Migration, Identity, and Health · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender
| Unique citing works | 1 |
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| Citations per year | 0,05 |
| Citation span | 2007 - 2007 (1) |
| Citation velocity | historical |
| Highly cited | No |
| Citation types | Neutral: 1 |