Robert Musil, un apolitisme de l'aversion
Bibliographic Data
| ID | 13033828 |
|---|---|
| Authors | Sophie Djigo (Université Laval, corresponding author) |
| Year | 2009 |
| Publication date | 2009-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Sens public (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2104-3272 • E-ISSN: 2104-3272 |
| Publisher | Consortium Erudit (PUBLISHER • CA) |
| DOI | 10.7202/1064261ar |
| OpenAlex | W1602190136 |
| Language | FR |
Robert Musil est bien connu pour son apolitisme revendiqué à travers plusieurs textes et par le personnage principal de son roman, L'Homme sans qualités. Son désintérêt pour la politique s'accompagne de l'élaboration d'une réflexion éthique centrée sur la quête de soi, l'aspiration à l'authenticité et la réalisation d'un moi meilleur, c'est-à-dire une éthique perfectionniste. Cependant, alors que le perfectionnisme moral se développe à partir de l'individualisme d'Ulrich et de son aversion pour la société, Musil réintroduit la question sociale, marquant à la fois son importance et l'urgence d'une réévaluation. Cet article analyse les rapports entre perfectionnisme moral et question sociale autour de trois difficultés principales : la défense d'une démocratie participative, la critique de l'élitisme et les conditions économiques de l'abondance
Humanities · French Historical and Cultural Studies · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |