La Convention sur la diversité biologique
Vers un nouvel ordre biologique international
Bibliographic Data
| ID | 15050768 |
|---|---|
| Authors | Philippe Le Prestre (0000-0001-8247-5656, Université du Québec à Montréal, corresponding author) |
| Year | 1999 |
| Volume | 7 |
| Issue | 1 |
| Pages | 64-71 |
| Publication date | 1999-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Natures Sciences Sociétés (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1240-1307 • E-ISSN: 1765-2979 |
| Publisher | Elsevier BV (PUBLISHER) |
| DOI | 10.1016/s1240-1307(99)80009-0 |
| OpenAlex | W2024435385 |
| Language | FR |
La Convention sur la diversité biologique (CDB) ne vise pas simplement la rationalisation d'un certain nombre d'accords dans le domaine de la conservation des ressources naturelles ; elle aspire aussi à rien de moins que rétablissement d'un nouvel ordre biologique international. Après avoir retracé les aspects saillants de cet accord, cet essai identifie les éléments d'une telle évolution à travers a) l'examen des rapports entre les sociétés et la nature, b) la répartition des droits et des responsabilités entre pays développés et en développement, entre organisations internationales, et entre l'État et la société civile, c) à travers la répartition des coûts et des avantages et d) à travers les normes qui régissent les attentes, les comportements et l'évaluation des actions des parties prenantes. La définition de ce nouvel ordre biologique international demeure virtuelle et fait l'objet de Jeux politiques complexes. Certaines forces y tendent, telles que l'expansion des droits des États et des populations locales, la reconnaissance des trois objectifs de la convention et les tentatives de leur donner une expression concrète, ou l'alliance entre écologistes, ethnologues et spécialistes du développement en faveur des populations autochtones. D'autres y font obstacle, notamment la parcellisation institutionnelle de ce champ d'action, le déséquilibre des pouvoirs de négociation bilatérale, les conflits entre différentes normes telles que conservation, développement et justice, ou le manque de capacités des pays alors que la mise en oeuvre de la convention est essentiellement nationale, ce qui pose un problème aigu d'harmonisation de ces mesures nationales entre elles et avec la CDB. Le renforcement des capacités de tous les acteurs concernés devient alors important, tout comme celui des pays francophones d'alimenter les débats internationaux à partir de leurs expériences et perspectives propres
Humanities · Political science · Environmental Conservation and Management · Philosophy
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |