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La guerre d’Algérie en France (1955–2024)

Quels droits à réparation pour les victimes d’une guerre sans nom

Bibliographic Data

ID16638006
AuthorsMarc André (0000-0001-7101-810X, Institut d'Histoire du Temps Présent, corresponding author)
Year2025
Volume80
Issue4
Pages697-732
Publication date2025-12-01
Peer ReviewedYes
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenueAnnales Histoire Sciences Sociales (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0395-2649 • E-ISSN: 1953-8146
PublisherCambridge University Press (CUP) (PUBLISHER)
DOI10.1017/ahss.2025.10135
OpenAlexW7124864404
LanguageFR

La guerre d’Algérie est entrée dans l’ère des réparations. Face à la pression de groupes mémoriels (appelés, rapatriés, harkis), l’État a pris des mesures compensatrices ciblées avant de nommer cette guerre en 1999. Mais cette histoire partielle marginalise les familles des 4 000 tués et 10 000 blessés qui, sans s’être constituées en groupes, n’ont pas moins œuvré à bas bruit dès le début de la guerre pour une reconnaissance de leur expérience : une guerre en métropole faite d’affrontements fratricides entre Algériens, de répressions policières et de menées OAS. À partir de questions écrites à l’Assemblée nationale, de textes réglementaires, de milliers de dossiers de successions montés par des familles algériennes et de centaines de demandes d’indemnisations adressées aux autorités, cet article propose une ethnographie historique de l’État pris dans les transactions réparatrices d’une guerre non déclarée. Il redéfinit alors la chronologie, les modalités et les stratégies déployées par les victimes civiles de la guerre d’Algérie pour obtenir réparation. Il remarque d’abord que la fiction d’une guerre sans nom n’a pas été simplement imposée par l’État, mais a été renforcée par en bas, à travers les négociations engagées sous la forme d’accidents de travail ou de trajet. Il souligne ensuite que la lutte menée par les victimes collatérales françaises a suscité un élan de solidarité nationale à l’origine d’une des premières lois d’indemnisation pour les victimes du terrorisme en France, rejetant les « inexcusables » algériens. Il démontre enfin que les amnisties, les frontières nationales, la définition rétroactive du maintien de l’ordre et la reconnaissance progressive par l’État de la guerre en Algérie ont achevé de créer une nouvelle guerre sans nom, la guerre en métropole, avec son lot d’exclus des réparations

First world war · Oral history · Poison control · Spanish Civil War · African Studies and Geopolitics · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · North African History and Literature

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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Ethnos_APP • Open Source Project • MIT License • Frontend v2.0.0 • Privacy and Cookies • API Documentation: api.ethnos.app/docs • API Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17049435 • Frontend Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17050053 • cruz.rio.br • Expectantes Misericordiae