La fin de l’empire du sucre dans les îles de la Caraïbe
Bibliographic Data
| ID | 16733504 |
|---|---|
| Authors | Jean-Christian Tulet (Université Toulouse - Jean Jaurès, corresponding author) |
| Year | 2017 |
| Volume | 109 |
| Pages | 15-29 |
| Publication date | 2017-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Caravelle (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1147-6753 • E-ISSN: 2272-9828 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/caravelle.2414 |
| OpenAlex | W2802501401 |
| Language | FR |
Après avoir dominé le marché mondial, la production de sucre de la plupart des pays caribéens ne joue plus qu’un rôle très modeste. Cet affaissement est surtout sensible à partir de la seconde moitié du XXe siècle, mais ses causes profondes remontent à la suppression de l’esclavage, dont elle ne s’est jamais relevée. Si la fin du système de production esclavagiste, de ce « paradigme sucrier », a réellement mis fin à l’hégémonie de la culture de la canne, elle n’en a pas effacé les conséquences économiques et sociales qui perdurent encore largement aujourd’hui. Une conséquence serait même la désaffection pour le travail de la terre, désaffection toujours observable selon certains auteurs, qui tient probablement également aux difficultés d’accès à la terre. Quoi qu’il en soit, il se maintient toujours un monde très spécifique, une « Amérique noire » profondément marquée par les séquelles de l’esclavage, mais également caractérisée par des expressions sociales et culturelles d’une très grande richesse
Art · Humanities · Political science · Agriculture and Rural Development Research
| Highly cited | No |
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