La comédie de destruction
Bibliographic Data
| ID | 16852011 |
|---|---|
| Authors | Philippe-Alain Michaud (Brooklyn Museum, corresponding author) |
| Year | 2018 |
| Volume | 2 |
| Pages | 257-272 |
| Publication date | 2018-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Perspective (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1777-7852 • E-ISSN: 2269-7721 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/perspective.12073 |
| OpenAlex | W2925055808 |
| Language | FR |
Celui qui rit du comique s’empêche d’en comprendre la véritable nature, remarquait Aby Warburg lorsqu’il évoquait, dans sa conférence sur le rituel du serpent, l’irruption des clowns au milieu des danseurs katchinas à laquelle il avait assisté lors de son séjour en territoire Hopi durant l’hiver 1896. Parce qu’il reste confiné dans le registre de la culture populaire, le burlesque cinématographique des premiers temps échappe encore aux conventions sentimentales et morales qui viendront en édulcorer la force au cours des années 1920. Brutal, violent, improvisé, il recueille les principes d’une poétique négative animée par une dynamique de destruction qui affecte à la fois les figures et les éléments de la composition. La comédie n’est pas l’autre de la tragédie : elle en révèle le sens. À la manière du satyre nietzschéen s’avançant sur la scène tragique, l’acteur comique révèle au spectateur, dans un éclat de rire, la profondeur de « l’effroyable nuit » et la nullité du principe d’individuation
Art · Humanities · Historical and Literary Analyses · Historical and Literary Studies
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |