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Art et pouvoir au Mexique

Loyautés et divergences

Bibliographic Data

ID16852307
AuthorsRita Eder (0000-0001-6578-8204, Musée d'Art et d'Histoire, corresponding author)
TranslatorsVanessa Capieu
Year2012
Volume1
Pages136-158
Publication date2012-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenuePerspective (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 1777-7852 • E-ISSN: 2269-7721
PublisherOpenEdition (PUBLISHER)
DOI10.4000/perspective.586
OpenAlexW1583525253
LanguageEN
References cited5

Cet article expose les tensions entre une histoire de l’art qui s’identifie à l’État-nation d’une part, et une pensée alternative dans les arts d’autre part, qui tente de démonter l’édifice inébranlable de l’historiographie nationaliste et la construction visuelle engendrée par l’État en tant que vecteur d’identification. Cette autre réflexion, qui se démarque du discours officiel, explore les images et révèle la complexité de leurs significations ; elles sont constitutives d’imaginaires capables de surpasser l’idée d’une identité nationale, pétrifiée et éternelle. Différentes lignes convergent dans cette exploration critique, parmi lesquelles la revalorisation de certaines icônes religieuses et l’approfondissement d’autres périodes historiques, différentes de la Révolution de 1910, mais également génératrices de l’imaginaire national. Un des thèmes qui découle de ce nouveau regard est la réappropriation du passé indigène par le biais d’images, de monuments et muséographies diverses, et par leur juxtaposition conflictuelle, alors qu’une volonté de modernité de l’État se profilait déjà fortement dans les dernières décennies du xixe siècle. En d’autres termes, la structure d’un pouvoir centralisé unifiant artificiellement tous les passés et la diversité ethnique est devenue une priorité pour accéder à la modernité. C’est cette conception centraliste qui a suscité par opposition différents courants critiques, aussi bien dans le domaine de l’art que dans celui de son histoire, en ce qui concerne la problématique des relations entre art et pouvoir. Un point de rupture important, quant aux politiques de représentation du pouvoir de l’État, fut celui causé par le mouvement étudiant de 1968, qui questionna l’image canonique du pouvoir officiel. Cette remise en cause de la structuration visuelle du régime a persisté dans les dernières décennies, l’art contemporain étant l’axe de réversion des signes nationaux et de leurs relations avec le pouvoir

Art · Humanities · Philosophy · Photographic and Visual Arts · Political and Social Dynamics in Chile and Latin America · Politics and Society in Latin America

  • Intellectuals in the Mexican Revolution

    Alan Knight•Los intelectuales y el poder en…•1991

  • Imagining la Chica Moderna

    Jocelyn Olcott•The American Historical Review•2009

  • John Mraz, Looking for Mexico

    Open Access•Tzutzumatzin Soto Cortés•Secuencia•2015

  • Popular Culture and the Revolutionary State in Mexico, 1910-1940

    Alan Knight•Hispanic American Historical Review•1994

  • The Effects of the Nation

    Adriana Zavala•Hispanic American Historical Review•2003

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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