Du quartier à la Katiba
Ethnographie de trajectoires djihadistes, socialisation familiale et violence politique en milieu urbain. L’exemple bruxellois
Bibliographic Data
| ID | 19045366 |
|---|---|
| Authors | Chaïb Benaïssa (École des hautes études en sciences sociales) |
| Year | 2026 |
| Publication date | 2026-01-26 |
| Open Access | No |
| Type | THESIS |
| Publisher | Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur (PUBLISHER) |
| DOI | 10.70675/e4625cecz88fbz47d4zb837zbf5336794a32 |
| OpenAlex | W7143465199 |
| Language | FR |
La thèse analyse, en région de Bruxelles-Capitale, des trajectoires d’entrée dans l’engagement violent à référentiel politico-religieux à partir d’une enquête ethnographique pluriannuelle adossée au programme européen H2020 DARE, et d’un corpus combinant entretiens (détenus/prévenus et proches), observation, focus groups et dossiers judiciaires. La Partie I pose la posture réflexive, les effets de rôle, les résistances méthodologiques et les limites des sources, en assumant un cadre non finaliste qui distingue ce qui rend l’action faisable (conditions de possibilité) de ce qui la déclenche (événements/prises), afin d’éviter toute lecture rétrospective téléologique. La Partie II s’organise autour d’un cas pivot — Ahmed (en creux, Aymane) — et met en évidence la configuration familiale (fratrie, pactes, asymétries d’information, conflits de loyauté) et l’économie morale domestique (don/contre-don, utilité, reconnaissance) comme opérateurs de disponibilité biographique, en interaction avec des effets de lieu/quartier propres au « croissant pauvre » bruxellois et avec des petits collectifs affinitaires (effets de groupe). Le corpus inclut des acteurs impliqués dans les attentats de Paris (2015) et de Bruxelles (2016), traités comme contexte empirique et arène de réception des trajectoires (mise en visibilité, procédures, stigmates). La Partie III prolonge l’analyse sur trois trajectoires selon une ossature uniforme (même outillage), et montre que les variations tiennent surtout au degré de stabilisation des petits collectifs, à la temporalité des épreuves biographiques et à la place inégale des justifications religieuses (rarement premières). La Partie IV documente l’après-prison et la construction de la prise en charge institutionnelle des sortants pour infraction terroriste, les tensions entre contrôle et soutien, et les épreuves liées à l’emploi, au logement, au stigmate et aux appartenances
Ethnography · Gender relations · African Studies and Geopolitics · Migration and Exile Studies · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender
| Highly cited | No |
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