Le personnage du fakir (faqīr) comme « prêtre » des classes populaires dans l’islam indo-pakistanais
De Garcin de Tassy à l’anthropologie historique contemporaine
Bibliographic Data
| ID | 19052446 |
|---|---|
| Authors | Marc Gaborieau (corresponding author) |
| Year | 2018 |
| Volume | 66 |
| Pages | 255-272 |
| Publication date | 2018-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Bulletin d'études orientales (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0253-1623 • E-ISSN: 2077-4079 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/beo.6122 |
| OpenAlex | W2945114919 |
| Language | FR |
| References cited | 3 |
Les premiers travaux sur les musulmans indiens, au début des années 1830, ont insisté sur le soufisme et le culte des saints ; ils ont mis en exergue les fakirs (arabe faqîr), membres de confréries « hétérodoxes », comme prêtres des classes populaires. Les recherches ethnologiques menées en Inde, au Népal et à Sri Lanka depuis 1960 ont précisé les rôles de ces « fakirs de campagne » – affiliés à l’ordre des Madârî dans le Nord et à celui des Rifâʿî dans le Sud – comme mendiants, ordonnateurs du culte des saints, faiseurs de miracles et prêtres funéraires. Des investigations historiques récentes sur les armées de l’Inde du Sud à l’époque moghole, puis coloniale, ont insisté sur la présence de soufis, rattachés aux ordres Naqshbandî et Rifâʿî, comme des sortes d’aumôniers militaires ; ils étaient souvent appelés Padre, terme portugais qui désignait à l’origine les prêtres catholiques. L’article conclut que ces soufis, à la campagne comme aux armées, devenus des intermédiaires indispensables entre les fidèles et Allâh, remplissaient bien la fonction de prêtres
Art · Humanities · Islamic Studies and History · Multiculturalism, Politics, Migration, Gender · North African History and Literature
| Highly cited | No |
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