La hantise comme « œuvre du siècle »
Un projet de maison hantée pour l’Exposition universelle de 1900
Bibliographic Data
| ID | 19055677 |
|---|---|
| Authors | Caroline Callard (0000-0002-5162-8709, corresponding author), Stéphanie Sauget |
| Year | 2017 |
| Volume | 54 |
| Pages | 163-178 |
| Publication date | 2017-01-01 |
| Open Access | Yes |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue d’histoire du XIXe siècle (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1265-1354 • E-ISSN: 1777-5329 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/rh19.5197 |
| OpenAlex | W2763532469 |
| Language | FR |
Cet article est né de la découverte fortuite dans les archives nationales d’un document étonnant : le projet non réalisé d’une attraction destinée à l’Exposition universelle de Paris en 1900, intitulée « La maison hantée. L’œuvre du siècle ». Dans le manoir de fête foraine imaginé par le dramaturge et entrepreneur de spectacle Maurice Magnier, le public était invité à réfléchir sur le passage du XIXe au XXe siècle, par le biais d’évocations plus ou moins spectaculaires du passé de la France. Dans cette scénographie, le XIXe siècle s’y définissait comme hanté. Deux regards, deux types d’analyses se sont confrontés à ce singulier projet : le premier a cherché à en reconstituer l’archéologie sur un temps long remontant, notamment, aux XVIe et XVIIe siècles. Prenant la « hantise » au sens littéral, il s’est agi d’en expliciter les contenus latents. Le second, ancré dans l’histoire des sensibilités, a tenté de reconstituer les sensations commandées par l’attraction. Il a cherché à mieux comprendre le fonctionnement d’une architecture destinée à produire de la hantise, pour ainsi la réinscrire dans l’histoire du rapport ambivalent et inquiet des individus à l’espace domestique, tel qu’il s’exprime en cette fin de siècle
| Highly cited | No |
|---|