L'Orchestre de Paris et Daniel Barenboïm dans l'Argentine du général Videla (1980)
La musique et le silence de la mort
Bibliographic Data
| ID | 19088819 |
|---|---|
| Authors | E Buch (0000-0002-7134-5204, corresponding author) |
| Year | 2014 |
| Volume | 156 |
| Issue | 4 |
| Pages | 87-107 |
| Publication date | 2014-03-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Relations internationales (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0335-2013 • E-ISSN: 2105-2654 |
| Publisher | CAIRN (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3917/ri.156.0087 |
| OpenAlex | W1988185738 |
| Language | FR |
La tournée de l’Orchestre de Paris en Argentine en juillet 1980 sous la direction de Daniel Barenboïm, organisée par des institutions musicales indépendantes mais envisagée par les autorités comme un moyen d’intensifier les relations bilatérales, devait constituer un exercice plutôt classique de diplomatie culturelle. Or, malgré un triomphe artistique incontestable, l’entreprise allait dérailler à la veille de la fête du 14 juillet, suite au choix de certains musiciens de se solidariser avec les desaparecidos, les victimes disparues de la répression illégale. Cet incident diplomatique, peut-être le plus grave de l’histoire des relations franco-argentines pendant la dictature issue du coup d’État du 24 mars 1976, illustre des conceptions divergentes du rôle de la musique dans les relations internationales, tout en relançant l’interrogation sur l’éventuelle signification politique des œuvres musicales elles-mêmes, par exemple la Cinquième Symphonie de Mahler, jouée au Teatro Colón de Buenos Aires
Art · Humanities · Communism, Protests, Social Movements · Middle East and Rwanda Conflicts · Military, Security, and Education Studies
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |