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La fortification en Pyrénées Centrales (Ariège, Haute-Garonne), du début du XIe siècle au début du XVe siècle

Onze années de recherches collectives

Bibliographic Data

ID19092199
AuthorsFlorence Guillot (0000-0002-0632-9224, corresponding author), Thibaut Lasnier, Pascal Audabram, Nathalie Dupuy (0000-0002-8739-2689), Patrice Tillet
Year2017
Volume35
Issue1
Pages83-206
Publication date2017-01-01
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueArchéologie du Midi médiéval (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0758-7708 • E-ISSN: 2275-4865
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/amime.2017.2147
OpenAlexW3000622924
LanguageFR

Un programme collectif de recherche dont l’objet était l’étude des fortifications, privées ou collectives, dans la seconde partie du Moyen Âge, a oeuvré durant une dizaine d’années en Pyrénées Centrales françaises menant un travail pluridisciplinaire d’archéologie, d’archéologie du bâti et d’histoire. Les résultats sont abordés du point de vue de l’étude des sites, des bâtis et des bâtiments, suivant l’étude des vestiges, et les quelques sondages et fouilles menés, mais aussi du point de vue de leurs fonctions et de leurs relations avec les autres éléments de l’aménagement de l’espace. La montagne, conservatoire, livre des vestiges de fortifications privées anciennes sur des nids d’aigle et s’y pérennisent des châteaux isolés du monde civil tout au long du second Moyen Âge, tandis que les villages fortifiés restent peu nombreux jusqu’à la fin du Moyen Âge. Les territoires de plaine ou de basses vallées ne semblent pas avoir été beaucoup plus propices au modèle château et village associé, mais le développement économique marchand des deux derniers siècles du Moyen Âge produit un accroissement du nombre et de l’importance de diverses fortifications collectives. Durant toute la période étudiée, les fortifications privées révèlent un dégradé de formes d’ouest en est (absence ou présence de tours maîtresses exiguës par exemple). Il n’atténue pas l’unité architecturale de ces châteaux qui demeurent majoritairement des sites de hauteur, de faible défense active, même à la fin du Moyen Âge. Les ouvrages de fortifications des villes et villages et des résidences aristocratiques connaissent des évolutions de styles, de plans et de situations qui ont des origines plurifactorielles : culturelles — entre un style languedocien et un autre gascon ; géopolitiques – selon la hiérarchie seigneuriale et ses évolutions très différentes suivant les régions et suivant l’individualisation des comtés de Foix et de Comminges d’histoire et de puissance différentes tout au long du second Moyen Âge ; socio-économiques, suivant les systèmes de peuplement et d’habitat ; mais aussi, quand on peut en juger, selon l’histoire événementielle des différents secteurs

Art · Humanities · European Political History Analysis · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Medieval and Early Modern Justice

Highly citedNo

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