Cuerpos de mujeres como desechos del neoliberalismo
Los feminicidios en 2666 de Roberto Bolaño
Bibliographic Data
| ID | 19106967 |
|---|---|
| Authors | Carmen Carrasco Luján (0009-0004-1508-9076, corresponding author) |
| Year | 2021 |
| Volume | 26 |
| Publication date | 2021-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | TRANS (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 1778-3887 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/trans.5818 |
| OpenAlex | W3139472867 |
| Language | ES |
| References cited | 6 |
Dans la quatrième partie de 2666 (2004) de Roberto Bolaño (« La partie des crimes »), des centaines de femmes sont violées, mutilées et assassinées dans la ville fictionnelle de Santa Teresa au Nord du Mexique, sans que les coupables ne soient identifiés. La plupart de ces femmes, travailleuses dans les maquiladoras, ont été démembrées comme les pièces des machines qu’elles sont chargées d’assembler dans les usines. Cet article cherche à éclairer la manière dont le roman explore des schémas d’intelligibilité qui empêchent la reconnaissance des décès de ces femmes comme « dignes de deuil » (Butler). Cette impossible reconnaissance trouve son origine, dans le roman, dans deux formes de violence qui conduisent à l’assimilation des femmes à des « déchets » : la violence systémique envers les femmes et la violence infligée au précariat par l’organisation néolibérale du travail
Art · Humanities · Contemporary art, education, critique · Latin American Literature Studies · Marxism and Critical Theory
| Citation velocity | historical |
|---|---|
| Highly cited | No |