L’atelier des Muses, néocore d’Artémis (I.Ephesos 212)
Bibliographic Data
| ID | 19119901 |
|---|---|
| Authors | Jean-Yves Strasser (corresponding author) |
| Year | 2022 |
| Volume | 135 |
| Issue | 1 |
| Pages | 103-154 |
| Publication date | 2022-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue des Études Grecques (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0035-2039 • E-ISSN: 2260-8079 |
| Publisher | Association of Greek Studies (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/reg.2022.8729 |
| OpenAlex | W4390040557 |
| Language | FR |
I.Ephesos 212 est un recueil d’actes constitué d’une lettre de Iulia Domna à la cité et de deux lettres de Caracalla, l’une au koinon d’Asie, l’autre à Éphèse. L’impératrice célèbre la gloire de la cité, en usant certes de topoi de l’éloge, mais aussi en désignant Éphèse d’une expression qui jusque-là n’était attestée que plus tard : elle est en effet un ἐργαστήριον Μουσῶν . Quant à la lettre de l’empereur à l’Asie, les suppléments proposés jusqu’ici sont moins solides qu’il n’y paraît, et si elle parle de l’octroi de la troisième néocorie à Éphèse, il est loin d’être sûr que ce soit là l’objet principal de la lettre ni que le koinon ait joué un rôle décisif dans le processus. Les lettres de Iulia Domna et de son fils sont d’abord deux pièces rassemblées et gravées pour exposer à tous les éloges et les privilèges accordés à Éphèse par la famille impériale. Les vestiges du premier texte paraissent d’une part évoquer le même sujet que le troisième, à savoir l’éponymie de la néocorie, attribuée par l’empereur à Artémis et non à lui-même, et d’autre part la promotion du concours en l’honneur de la déesse, les Artemisia. L’apogée de cette compétition se situe paradoxalement dans les dernières décennies du ii e s., avant qu’il ne devienne grâce à Caracalla isélastique pour toute l’ oikou-menè , statut le plus élevé possible
Art · Ancient Egypt and Archaeology · Ancient Mediterranean Archaeology and History · Classical Antiquity Studies · Mathematics
| Highly cited | No |
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