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Quelques réflexions sur les résidences des princes territoriaux dans les anciens Pays-Bas méridionaux

Bibliographic Data

ID19360260
AuthorsJohnny De Meulemeester (corresponding author)
Year1995
Volume25
Issue1
Pages87-113
Publication date1995-01-01
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenueArchéologie médiévale (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0153-9337 • E-ISSN: 2608-4228
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/arcme.1995.869
OpenAlexW4306313618
LanguageFR
References cited2

Du point de vue archéo-historique, les résidences des princes territoriaux des anciens Pays-Bas méridionaux sont très peu étudiées. Des destructions ou remaniements anciens, le peu de sources écrites détaillées, et l'absence de fouilles suffisamment étayées font que les grandes résidences médiévales restent pratiquement inconnues. À l'époque carolingienne, les palais et résidences princiers (e.a. Petegem, Alost, Herstal, Thionville, Chévremont, Mellier) présentent des caractéristiques communes dont la présence de V aula et de la camera, souvent aussi de la capella, et celle de l'enceinte sont les plus importantes. La nature du terrain, plat ou accidenté ne joue aucun rôle : le château s'adapte au relief, mais les éléments constructifs restent les mêmes. Au Xe siècle, plusieurs sites livrent des structures semblables aux résidences à caractère palatial d'époque carolingienne (p.e. Anvers, Ename, Valenciennes). Les grandes résidences sont, la plupart du temps, implantées en milieu urbain. Quoique la relation entre château et noyau urbain primitif ne soit pas toujours résolue, la plupart des châteaux urbains ont causé le développement de bourgs castraux et ils ont fortement influencé l'évolution urbaine. En Flandre, l'étude de Gand et de Bruges constitue une recherche particulièrement intéressante, ainsi, que celle de Douai, d'Yprès ou de Fumes. D'autres résidences princières sont étudiées à Louvain, Bruxelles et Tervuren pour le Brabant, à Bouillon et à Looz pour les territoires du même nom, et à Luxembourg, Vianden et Chiny pour l'ancien duché de Luxembourg. Pour le Moyen Âge central, nous sommes encore mieux fournis en données archéologiques. Dans le courant des XIe/XIIe siècles ces résidences augmentent leur caractère défensifpar la construction d'un donjon ou par la transformation en une telle bâtisse. Certains sites sont même transformés en châteaux à mottes. Pour cette époque, les fouilles du château ducal de Tervuren ont contribué à reconnaître l'évolution d'une résidence «classique», encore construite «à l'ancienne» au début du XIIIe siècle, qui prit un caractère plus militaire et défensif dans le courant de ce même siècle par l'ajout d'une enceinte renforcée par des tours et surtout la construction d'un donjon, puis, au début du XIVe siècle qui reprit une fonction dominante de résidence, grâce à la construction d'une énorme aula

Art · Humanities · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · Medieval European History and Architecture

  • De l'aula au donjon. Les fouilles de la motte de La Chapelle, à Doué-la-Fontaine (Xe-XIe siècle)

    Open Access•Michel De Bouard•Archéologie médiévale•1973

Highly citedNo

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