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La littérature comme expérience personnelle

La Macédoine et Stratis Myrivilis

Bibliographic Data

ID19393232
AuthorsGeorges Kostakiotis (INALCO CREE-CEB EA 4513, corresponding author)
Year2011
Volume38-39
Pages167-180
Publication date2011-01-01
Open AccessYes
TypeARTICLE
VenueCahiers balkaniques (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0290-7402 • E-ISSN: 2261-4184
PublisherOpenEdition (PUBLISHER)
DOI10.4000/ceb.821
OpenAlexW2076594283
LanguageFR
References cited1

L’écrivain Stratis Myrivilis traduit son expérience de la guerre en Macédoine, son désarroi en découvrant l’identité culturelle « macédoniens orthodoxes ».Cet article examine la relation de Stratis Myrivilis, écrivain grec né à Lesbos en 1890 et mort à Athènes en 1967, avec la Macédoine, qu’il a connue en tant que soldat pendant les Guerres balkaniques de 1912-1913 puis lors de la Première Guerre mondiale de 1917 à 1919, au travers de son roman La vie dans le tombeau publié de 1923 à 1924 et plusieurs fois réédité. L’article souligne le désarroi du narrateur qui s’exprime dans le chapitre « La Cité Fantôme », alors qu’il participe, en 1917, à la jonction des Grecs avec le front français, face à la complexité de la situation de la Macédoine où les frontières sont en permanente construction, où les guerres se succèdent et où les alliances se font et se défont au détriment des populations. D’une part il montre comment Myrivilis, dans les chapitres « La maison de la bonté » et « Zavali Maïko – Pauvre Mère », commente les sentiments des membres de la famille où, blessé, il passe sa convalescence, comment il analyse l’identité culturelle de ces gens qui ne se veulent ni Bulgares, ni Serbes, ni Grecs, mais seulement Macédoniens orthodoxes et enfin comment les habitants sont pris au piège de la rivalité gréco–bulgare entre le patriarcat Œcuménique et l’Église indépendantiste bulgare, l’Exarchat. D’autre part, il présente la position de l’écrivain qui semble prendre des distances quand le terme « Macédoine » est utilisé, par les voisins du nord, pour exprimer une entité politique et non géographique. En conclusion, l’article souligne l’humanisme de Myrivilis qui décrit les catastrophes de la guerre et la vanité humaine et prône la nécessité de surmonter les différences et de vivre ensemble en paix

Art · Humanities · Classical Antiquity Studies · Contemporary and Historical Greek Studies · Translation Studies and Practices

  • Language and National Identity in Greece, 1766-1976

    Peter Mackridge•Language and national identity in…•2009

Highly citedNo

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