Memories of the Divine Age
Shintō Seen Through Jan Assmann's Concepts of Religion
Bibliographic Data
| ID | 19425735 |
|---|---|
| Authors | Bernhard Scheid (0000-0002-5737-0948, corresponding author) |
| Year | 2006 |
| Volume | 16 |
| Issue | 1 |
| Pages | 327-341 |
| Publication date | 2006-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Cahiers d Extrême-Asie (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0766-1177 • E-ISSN: 2117-6272 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/asie.2006.1262 |
| OpenAlex | W2802374914 |
| Language | EN |
Le présent article s'efforce de revisiter le problème de la continuité et de la discontinuité dans le shintō (c'est-à-dire : en quoi le shintō actuel se construit sur d'anciennes traditions, et en quoi il en diffère) à la lumière du concept de « mémoire culturelle » tel que l'a développé Jan Assmann. Cette contribution vise à une description très générale : a) des différences subsistant entre le rituel de cour classique et le bouddhisme, et b) de la transition entre le ritualisme de cour classique et le shintō médiéval. La distinction qu'opère Assmann entre « religion primaire » fondée sur le rituel (par exemple, le vieux ritualisme de cour ou « shintō de cour ») et la « religion secondaire » fondée sur des textes canoniques et leur interprétation (par exemple, le bouddhisme) fournit ici le cadre conceptuel pour interpréter les développements internes au shintō médiéval comme une tentative de passer d'une forme de religion à une autre. Le shintō médiéval entreprit ainsi de tenir les textes mythologiques pour les réceptacles d'une vérité cachée à découvrir et pour transmettre au moyen d'une constante exégèse lesdits textes. Les prêtres et intellectuels à l'avant-garde de ce mouvement hésitèrent cependant à promulguer une sotériologie sous la forme d'une religion « secondaire » (ou : « du Livre ») telle que le bouddhisme (et ce même si ce dernier était devenu, à maints égards, un modèle de religion). Le shintō demeura donc à mi-chemin entre une « religion primaire » et une « religion secondaire ». L'une des raisons de cette ambivalence tient à sa réticence à formuler une voie de salut au-delà du « shintō de cour », autrement dit à son incapacité d'outrepasser le charisme inhérent à l'institution impériale. Quoi qu'il en soit, le « shintō » ne devint shintō qu'en s' éloignant d'une modalité « primaire » qu'il fut cependant porté à idéaliser dès les textes théoriques médiévaux
Ethnology · Humanities · Chinese history and philosophy · History · Japanese History and Culture · Philosophy
| Highly cited | No |
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