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Pitiable Mothers, Blessed Daughters, and Powerful Queens

Gendering and Degendering Buddha Relic Veneration in Early Medieval Japan

Bibliographic Data

ID19425845
AuthorsBrian O Ruppert, Brian Ruppert (corresponding author)
Year2002
Volume13
Issue1
Pages151-175
Publication date2002-01-01
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueCahiers d Extrême-Asie (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0766-1177 • E-ISSN: 2117-6272
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/asie.2002.1181
OpenAlexW1967300990
LanguageEN

Cet article est consacré à la place du culte des reliques (jp. shari,) dans la piété féminine au début de l'âge médiéval. Le bouddhisme japonais tendait à éloigner les femmes des centres principaux de son exercice, ceux-ci demeurant interdits à toute présence féminine (jp. nyonin kekkai) Dans ce contexte androcentrique du bouddhisme japonais, la participation accrue des femmes aux cultes rendus aux reliques du Buddha supposait que celles-ci ne fussent plus seulement associées aux hommes, mais, de manière plus générale à un certains nombre d'enjeux relevant du lignage et de la perpétuation de celui-ci. L 'article, en s'appuyant sur des textes narratifs et historiques de l'époque Heian (794 - 1185) et des débuts de l'époque Kamakura (1185-1333), montre comment les femmes furent associées, à travers diverses stratégies narratives et discursives, aux cultes et cérémonies consacrés aux reliques. La lecture contrastive et diachronique de divers récits de l'époque permet de mieux percevoir les inflexions apportées entre les données indiennes et chinoises ainsi que leur relecture dans le contexte japonais. Le thème de la femme de jade (jp. gyokujo), la parèdre idéale dans divers rites ésotériques, sert de passerelle menant à la mise en place de figures féminines de l'aristocratie qui deviennent les témoins, et les acteurs, de la manisfestation des saintes reliques. Un examen de textes de la fin de l'époque Heian et du début de l'époque Kamakura montre que les femmes du clan Fujiwara, liées aux plus hautes sphères du pouvoir et de la maison impériale, furent - à partir de 1150 - au cœur des divers cultes rendus aux reliques. En suivant des exemples de femmes associées à ces rituels, il est possible de mieux saisir le rôle des femmes dans le discours dominant. La piété féminine, dans un contexte général de domination masculine, a, en se réappropriant le culte des reliques désormais privé des associations qui le liaient exclusivement au monde masculin, permis aux femmes liées à la famille impériale d'assumer une nouvelle place dans la vie religieuse. Les stratégies lignagères et l'importance dévolue à la mémoire du clan par le truchement des figures vénérables des femmes défuntes, la redéfinition du culte des reliques, expliquent les nouvelles évolutions du bouddhisme dans lesquelles les femmes prirent une dimension plus active. C'est aussi l'un des lieux privilégiés pour observer les débats entre les sexes et entre le bouddhisme et les instances politiques d'autorité

Archaeology · Art · Buddhism · Ethnology · Gautama Buddha · Humanities · Chinese history and philosophy · History · Japanese History and Culture · Philippine History and Culture

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Ethnos_APP • Open Source Project • MIT License • Frontend v2.0.0 • Privacy and Cookies • API Documentation: api.ethnos.app/docs • API Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17049435 • Frontend Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17050053 • cruz.rio.br • Expectantes Misericordiae