Délires anthropologiques
Josef Strzygowski face à Alois Riegl
Bibliographic Data
| ID | 19558644 |
|---|---|
| Authors | Rémi Labrusse (corresponding author) |
| Year | 2009 |
| Volume | 1 |
| Publication date | 2009-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Les actes de colloques du musée du quai Branly (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 2105-2735 • E-ISSN: 2105-2735 |
| Publisher | OpenEdition (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/actesbranly.268 |
| OpenAlex | W158568781 |
| Language | FR |
| References cited | 1 |
La référence anthropologique comme symptôme de panique. À Vienne, au tournant du xixe et du xxe siècle, deux historiens d’art s’opposent, Alois Riegl et Joseph Strzygowski. Le premier vise à construire l’autonomie de l’histoire de l’art suivant un modèle grammatical ; le second vise à bâtir, à partir de l’histoire de l’art, une science universelle de la culture, sur un modèle anthropologique.En France, au tournant des années 1920 et des années 1930, le rêve d’une remontée vécue aux origines de la culture a circulé dans bien des milieux artistiques. Il a souvent puisé à la source germanique, à travers des œuvres aux frontières de l’histoire de l’art et de l’anthropologie, comme celles de Strzygowski ou de l’africaniste Leo Frobenius. Singulier retournement par lequel l’art dit d’avant-garde a repris à son compte des approches totalisantes, venues du xixe siècle, et a demandé à l’anthropologie des visions sur lesquelles planait pourtant le soupçon du délire.Ainsi s’affirmait, non sans obscurité, une volonté de désarrimer l’art de l’histoire ; plus profondément, il s’agissait de nouer des noces paradoxales entre inquiétude critique et resacralisation du monde
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| Highly cited | No |
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