Skip to main content

ETHNOS_APP

Home • Search • Journals • List 0

Fêtes urbaines en Afrique

Bibliographic Data

ID20034543
AuthorsFaranirina V Rajaonah (corresponding author)
Year1999
Pages113-130
Publication date1999-11-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeCHAPTER
VenueFêtes urbaines en Afrique (SOURCE_BOOK)
PublisherKarthala (PUBLISHER)
DOI10.3917/kart.goerg.1999.01.0113
OpenAlexW2893384416
ISBN9782865379286
LanguageFR
Citations received2
References cited1

La fête des enfants à Antananarivo au temps de la colonisation (1899-1959) Comme toute célébration officielle, la fête des enfants à Madagascar se charge d’une importante connotation politique. Il s’agit pour l’administration coloniale de divertir les sujets, de récompenser les parents d’une abondante main-d’œuvre potentielle, d’embrigader la jeunesse tout en félicitant les meilleurs élèves et de rappeler au « peuple-enfant » malgache la tutelle de la France mère-chérie. Ces aspects fondamentaux de la fête n’ont jamais changé, malgré ses métamorphoses, en particulier son évolution vers une fête des écoles, et malgré le faste plus ou moins grandiose des cérémonies, selon la période. Quoi qu’il en soit, ce fut toujours à Antananarivo que la fête a revêtu le plus d’éclat. Les diverses séquences d’une manifestation qui mobilise aussi les villages des alentours s’inscrivent dans des espaces d’une capitale que l’administration a tenu à investir ou à restructurer. Ainsi, la fête, offerte aux Malgaches, donne l’occasion de mettre en valeur les nouveaux lieux du pouvoir et les réussites urbanistiques. Le gouvernement de Léon Cayla (1930-1939) qui voit l’aménagement, au cœur d’Antananarivo, d’une grande perspective ponctuée par une série de symboles de la présence française, reste, dans la mémoire collective et dans la réalité, la belle époque de la fête des enfants, célébration des parents à la nombreuse progéniture bien portante et du parent par excellence qu’est le Gouverneur général. Effectivement, à la différence du quatorze juillet, cette manifestation est plus en l’honneur du chef de la colonie que de la France. A la différence également du quatorze juillet, elle n’a pas fait l’objet de la part des Malgaches d’une appropriation dans des célébrations privées. La fête des enfants a surtout signifié pour les adultes une obligation : faire en sorte que, via leurs enfants, leur circonscription administrative soit dignement représentée dans le défilé qui met en compétition les cantons. Au lendemain de la fête, seuls les excellents élèves vivent encore dans l’euphorie d’un exceptionnel après-midi passé au « paradis des enfants sages », les jardins de la résidence du Gouverneur général, puis du Haut-Commissaire

Art · Humanities · Political science · Global Maritime and Colonial Histories

  • Asexual Inverts and Sexual Perverts

    Seth Palmer•TSQ Transgender Studies Quarterly•2014

  • The Introduction of Gymnastics and Sport by the Military

    Évelyne Combeau-Mari•The International Journal of the…•2011

  • La Fête révolutionnaire (1789-1799)

    Mona Ozouf•La Fete Revolutionnaire, 1789-1799.•1976

Unique citing works2
Citations per year0,13
Citation span2011 - 2014 (4)
Citation velocityhistorical
Highly citedNo
Citation typesNeutral: 2

Tools

Open DOI
Ethnos_APP • Open Source Project • MIT License • Frontend v2.0.0 • Privacy and Cookies • API Documentation: api.ethnos.app/docs • API Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17049435 • Frontend Source Code: GitHub • DOI: 10.5281/zenodo.17050053 • cruz.rio.br • Expectantes Misericordiae