L’albanisation des toponymes dans l’Albanie de l’entre-deux-guerres ou les méandres d’une lente construction étatique
Bibliographic Data
| ID | 20071719 |
|---|---|
| Authors | Nathalie Clayer (0000-0002-9074-9319, Centre National de la Recherche Scientifique, corresponding author) |
| Year | 2008 |
| Pages | 237-255 |
| Publication date | 2008-01-01 |
| Peer Reviewed | Yes |
| Open Access | Yes |
| Type | CHAPTER |
| Venue | Nommer et classer dans les Balkans (SOURCE_BOOK) |
| Publisher | École française d’Athènes (PUBLISHER) |
| DOI | 10.4000/books.efa.7692 |
| OpenAlex | W2613803590 |
| ISBN | 9782869585270 |
| Language | FR |
Dans l’arsenal des États-nations, la modification de la toponymie s’est avérée être un outil important pour l’appropriation et la nationalisation du territoire. S’agissant de l’Albanie, une véritable organisation de l’État ne commença à se mettre en place qu’à partir de 1920. L’entre-deux-guerres représente donc la première phase d’une construction étatique, au demeurant relativement lente. Le processus d’albanisation des toponymes entrepris par les dirigeants albanais de l’époque en est révélateur. Dans ce texte est étudié le déroulement du processus de redénomination et les interactions entre le niveau local et le niveau national, à travers les rapports de deux commissions locales mises en place pour le changement des noms de lieux (celles des sous-préfectures de Gjirokastër et de Himarë), le rapport de la commission nationale qui œuvra entre 1928 et 1932 et la liste des toponymes officiels fixée en 1938. Dans une seconde partie sont analysées les logiques qui ont présidé aux choix des commissions. Enfin, dans une troisième partie est examiné le contexte qui permet de comprendre pourquoi le processus avorta, les autorités albanaises finissant, par la suite, par albaniser d’une autre façon les toponymes. Il ne s’agit plus en effet d’albaniser de façon radicale les toponymes, en remplaçant tous les toponymes « étrangers » et en plaçant quelques motifs nationaux sur le « tapis de noms », mais de procéder à une « albanisation douce », par le biais de la sélection et de la standardisation des formes employées en albanais, avec ajout de quelques motifs idéologiques sur ce « tapis de noms »
Art · Humanities · Political science · Balkans: History, Politics, Society · Philosophy · Sustainable Urban and Rural Development
| Citation velocity | historical |
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| Highly cited | No |