Les crises de l'année 1952 dans les Établissements français de l'Océanie
Bibliographic Data
| ID | 20364281 |
|---|---|
| Authors | Jean-Marc Regnault (corresponding author) |
| Year | 1994 |
| Volume | 81 |
| Issue | 305 |
| Pages | 455-475 |
| Publication date | 1994-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue française d histoire d outre-mer (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0300-9513 • E-ISSN: 2419-4522 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/outre.1994.3255 |
| OpenAlex | W2333995884 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
A partir de 1945, le gouvernement français dote, par décrets, les Établissements français de l'Océanie (E.F.O.) d'une assemblée élue au suffrage universel qui dispose de pouvoirs limités pour gérer les affaires du Territoire. Comme pour l'ensemble des territoires d'outre-mer, il s'agit en 1952, de transformer ces décrets en lois. Mais les E.F.O. ne sont pas semblables aux territoires d'Afrique et il faut une loi spécifique. Le débat qui précède celle-ci, au parlement français et localement, révèle des tensions très vives. Élu en 1949, le député Pouvanaa à Oopa et son parti, le Rassemblement démocratique des populations tahitiennes (R.D.P.T.), veulent une loi électorale qui leur soit favorable et un statut qui leur donnerait davantage de pouvoir face à l'administration française. Pendant toute l'année 1952, le R.D.P.T. affronte ses adversaires (rattachés aux formations métropolitaines de l'U.D.S.R. ou du R.P.F.) qui dénoncent un «péril rouge» à Tahiti. Finalement, un compromis est trouvé et L. S. Senghor, rapporteur du projet de loi, peut conclure : « la bataille de Tahiti n'aura pas lieu, même à coups de fleurs »
Art · Humanities · Political science · Island Studies and Pacific Affairs · Migration, Identity, and Health · Pacific and Southeast Asian Studies
| Citations per year | 0.06 |
|---|---|
| Citation span | 2008 - 2008 (1) |
| Highly cited | No |