Angevins de modeste condition établis à Saint-Domingue (Correspondance Labry, 1752-1778)
Bibliographic Data
| ID | 20364627 |
|---|---|
| Authors | Charles Frostin (corresponding author) |
| Year | 1970 |
| Volume | 57 |
| Issue | 209 |
| Pages | 447-468 |
| Publication date | 1970-01-01 |
| Open Access | No |
| Type | ARTICLE |
| Venue | Revue française d histoire d outre-mer (JOURNAL) |
| Journal identifiers | ISSN: 0300-9513 • E-ISSN: 2419-4522 |
| Publisher | PERSEE Program (PUBLISHER) |
| DOI | 10.3406/outre.1970.1521 |
| OpenAlex | W2331109473 |
| Language | FR |
| Citations received | 1 |
Au XVIIIe siècle, l'Anjou entretenait des liens étroits avec la « partie française de Saint-Domingue ». La noblesse et la haute bourgeoisie angevines y investissaient volontiers en « habitations ». A côté de ces riches propriétaires, souvent absentéistes, il y avait aussi de nombreux Angevins de modeste condition vivant dans la colonie. Leurs lettres, aux humbles préoccupations, sont du plus haut intérêt. C'est le cas de la correspondance Labry, échelonnée entre 1752 et 1778 (Arch. départ, de Maine-et-Loire, E 2973 à 2975). Des quatre fils de la veuve Labry, teinturière à Angers, l'aîné, Auguste, resta dans cette ville pour exercer le métier de feudiste ; les trois autres, Christophe, Pierre et Jean-Thomas, partirent en Amérique. Christophe Labry s'établit, en 1754, comme chirurgien, aux Cayes, port du Sud de Saint-Domingue. En 1766, il mourait, laissant sa veuve dans l'embarras ; mais, quelques années plus tard, celle-ci, prénommée Marie Madeleine, se remariait à un riche des Cayes, du nom de Legendre. Pierre Labry, tour à tour commis à bord d'un navire, économe sur une plantation et patron d'une petite barque, mourait, en 1769, misérable et couvert de dettes. Jean- Thomas Labry, plus avisé, sut, après avoir tenu un petit commerce aux Cayes, assurer son avenir en épousant une veuve riche et âgée. De l'union de Christophe et de Marie Madeleine était née, en 1758, une fille, Marie, qui, vers 1764, fut envoyée à Angers, chez son oncle Auguste, pour y faire son éducation. En 1774, sa mère, remariée au boulanger Legendre, la faisait revenir à Saint-Domingue. La correspondance Labry se compose principalement des lettres de Christophe, de sa veuve Marie Madeleine et de leur fille Marie. Les multiples moyens employés pour réussir dans la colonie, l'envoi des enfants en métropole pour leur éducation, l'ampleur des dettes coloniales, la vie d'un riche boulanger à Saint-Domingue, sont parmi les sujets les plus fréquemment évoqués dans cette correspondance
Art · Humanities · Diverse Cultural and Historical Studies · Historical and Literary Studies · Historical Studies and Socio-cultural Analysis
| Citations per year | 0.02 |
|---|---|
| Citation span | 1977 - 1977 (1) |
| Highly cited | No |