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Le « terrier » de 1671 et le partage de la terre en Guadeloupe au XVIIe siècle

Bibliographic Data

ID20364665
AuthorsChristian Schnakenbourg (corresponding author)
Year1980
Volume67
Issue246
Pages37-54
Publication date1980-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueRevue française d histoire d outre-mer (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0300-9513 • E-ISSN: 2419-4522
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/outre.1980.2235
OpenAlexW2069720503
LanguageFR

En 1670-1671, Colbert fit effectuer un recensement général de toutes les terres concédées en Guadeloupe, Martinique et Saint -Christophe depuis le début de la colonisation. Ces trois précieux «terriers» constituent une source de premier ordre pour une étude des structures foncières et de l'occupation du sol aux Antilles à la fin de la période des origines, au moment où débute la «Révolution sucrière». Le «terrier» de la Martinique a été étudié par E. Revert et J. Petitjean-Roget, celui de la Guadeloupe fait l'objet de la présente note. Ce document révèle, en premier lieu, que, un tiers de siècle seulement après l'arrivée des premiers colons, les structures foncières guadeloupéennes sont déjà extrêmement concentrées, puisque moins de 5% des propriétés (celles de plus de 100 ha) rassemblent plus des deux tiers des terres, alors qu'inversement, près de la moitié des propriétés (celles de moins de 10 ha) détiennent à peine 4% des terres. Mais on note, en second lieu, qu'il existe à ce sujet de sensibles différences régionales, la ligne Bouillante-Capesterre marquant une division essentielle dans la géographie foncière de la Guadeloupe au milieu du XVTIe siècle : au sud, et particulièrement dans la région de Basse-Terre, se trouvent surtout de petites parcelles très bien cultivées ; au nord, vers les Culs-de-Sac, c'est au contraire la grande propriété latifundiaire qui domine. Enfin, pour ce qui concerne l'exploitation de la terre, il apparaît que, dès cette époque, la Guadeloupe est déjà pratiquement devenue une terre de monoculture sucrière, puisqu'avec plus de 3000 ha, la canne y occupe près de 90% des superficies consacrées à des cultures d'exportation ; quant au tabac, qui fut la première richesse des Isles jusque vers 1660, il a pratiquement disparu en 1671 (100 ha seulement). Au total, ce «terrier» contribue à une meilleure connaissance du processus de formation des structures de l'économie antillaise de plantation à l'époque esclavagiste

Art · Ethnology · Humanities · Martinique · Political science · West indies · Agriculture and Rural Development Research · Colonialism, slavery, and trade · Historical Studies and Socio-cultural Analysis · History

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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