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Le monastère arménien de Bagnayr (Xe-XIVe siècles). Archives de T‘oros T‘oramanean et inscriptions lapidaires

Bibliographic Data

ID21340429
AuthorsAni T Baladian, Jean-Pierre Mahe (0000-0002-0071-8202), Philippe Dangles
Year2021
Volume2
Issue1
Pages251-442
Publication date2021-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueJournal des savants (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0021-8103 • E-ISSN: 1775-383X
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/jds.2021.6452
OpenAlexW4407923699
LanguageFR

En 1903, Toros Toramanian, originaire de Şabin-Karahisar en Anatolie, architecte spécialisé en histoire de l’art, quitte Paris pour Ani, l’ancienne métropole des rois Bagratuni (Xe -XI es.) et des princes zakarides (XIIe -XIVe s.), fouillée par Nicolas Marr en 1893-1894. À partir de 1904, Toramanian participe à toutes les campagnes archéologiques menées par ce savant. Il étudie aussi les monastères périphériques d’Ani, dont Bagnayr, fondé en 1010 par Smbat Magistros. En 1913, projetant d’écrire un ouvrage historique sur l’architecture arménienne, en collaboration avec Josef Strzygowski (de Vienne), il lui confie ses plans et ses photos. Mais la Guerre mondiale coupe court à leurs échanges. L’ouvrage paraît en 1918 sous le seul nom de Strzygowski. Toramanian, qui a fourni toute l’information de terrain, n’obtient que très difficilement la restitution de ses documents. Aujourd’hui une partie d’entre eux est conservée dans plusieurs archives et musées de la République d’Arménie. Au contraire de la documentation sur Ho omos, conservée au complet (Monuments Piot 81), le dossier de Bagnayr souffre de plusieurs pertes. Néanmoins, le complexe architectural peut être reconstitué avec précision, grâce aux plans et notes de Toramanian, complétés par divers recoupements. Sargisean, en 1845, et Basmadjian, en 1903, ont recueilli sur place quelque 70 inscriptions à Bagnayr. Répartis entre deux espaces, le narthex (žamatun ) et la salle funéraire (tapanatun ), les textes nous livrent des informations précieuses sur les patrons , c’est-à-dire les protecteurs princiers du monastère, sur leur entourage, leurs alliances matrimoniales et leur politique de reconquête, sur les habitants de la métropole d’Ani et des campagnes environnantes, sur l’artisanat, le commerce et les cultes, sur les équipements collectifs, le droit coutumier (dots, successions), sur les conséquences des invasions seldjoukides et mongoles. Nous y percevons aussi l’écho de l’arménien parlé (moyen-arménien) des XIe -XIVe siècles

Art · Archaeology and Historical Studies · Byzantine Studies and History · Eurasian Exchange Networks · History

Citation velocityhistorical
Highly citedNo

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