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Julien-David Le Roy (1724-1803). Correspondance avec le marquis de Voyer (1766-1777)

Bibliographic Data

ID21340434
AuthorsPhilippe Cachau (corresponding author)
Year2020
Volume1
Issue1
Pages211-307
Publication date2020-01-01
Peer ReviewedYes
Open AccessNo
TypeARTICLE
VenueJournal des savants (JOURNAL)
Journal identifiersISSN: 0021-8103 • E-ISSN: 1775-383X
PublisherPERSEE Program (PUBLISHER)
DOI10.3406/jds.2020.6425
OpenAlexW3046979082
LanguageFR
Citations received1

Issu d’une famille de Touraine, fils d’un horloger du roi réputé, Julien-David Le Roy (1724-1803) fut le grand découvreur des antiquités de la Grèce au xviiie siècle, alors sous le joug turc. Membre des Académies royales d’Architecture et des Inscriptions et Belles-Lettres, il publia en 1757 : Ruines des plus beaux monuments de la Grèce (...), ouvrage fondamental à l’origine du goût grec de la seconde moitié du siècle. Une correspondance avec Marc-René de Voyer d’Argenson, marquis de Voyer (1722-1782), l’un des mécènes les plus influents de son temps, proche des Orléans, retrouvée dans le fonds d’Argenson de l’université de Poitiers en 2013, nous révèle la véritable personnalité de cette grande figure des arts, voire des sciences, du xviiie siècle. Au-delà de la carrière et de l’activité de l’académicien, mieux connues depuis les travaux de Christopher Drew Armstrong, c’est une facette inédite du personnage qui apparait dans ses trente-deux missives, rédigées entre 1766 et 1777 : l’homme, ses angoisses, ses attentes, son goût de la politique, du théâtre et des lettres, son activité de conseiller artistique auprès du marquis, tant à Paris qu’à son domaine des Ormes en Touraine, ses liens avec les architectes Chambers, De Wailly (notamment dans la fameuse affaire de la nomination de celui-ci à l’Académie d’Architecture en 1767), et bien d’autres personnalités du temps. Surtout apparaît un versant méconnu : sa parfaite connaissance de l’Angleterre au point d’espionner ses côtes pour le compte de la monarchie française. Une correspondance qui éclaire sur bien des aspects du siècle des Lumières. Beyond the career and activity of the academician, better known since the works of Christopher Drew Armstrong, it is a new facet of the character that appears in his thirty-two missives, written between 1766 and 1777 : the man, his anxieties, his expectations, his taste for politics, theatre and letters, his activity as artistic advisor to the Marquis, both in Paris and in his domain of the Ormes in Touraine, his relationships with the architects Chambers, De Wailly (notably in the famous affair of his appointment to the Academy of Architecture in 1767), and many other personalities of the time. Above all, there appears an unknown side : his perfect knowledge of England at point of spying its coasts for the French monarchy. A correspondence that sheds light on many aspects of the French Enlightenment

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